Histoire du yacon et de son sirop : domestication, diffusion et chronologie complète

Le yacon est une plante andine de la famille des astéracées, Smallanthus sonchifolius (Poepp. & Endl.) H.Rob., apparentée au tournesol et au topinambour. Sous terre, elle développe deux organes distincts : des rhizomes, qui servent à la multiplication végétative, et de grosses racines de réserve comestibles, pesant de 100 à 500 g en frais. Ces racines ne stockent pas d’amidon mais des fructo-oligosaccharides (FOS) et de l’inuline, des polymères de fructose. C’est ce trait qui a fait la fortune commerciale de la plante : pressées puis concentrées, les racines donnent le sirop de yacon, un liquide brun proche d’un sirop de sucre par l’aspect, mais dont la composition glucidique est dominée par ces oligosaccharides.

Cette page retrace ce que l’on peut établir, source à l’appui, de l’histoire du yacon : sa domestication andine et les limites de ce que l’archéologie permet d’en dire, l’histoire mouvementée de son nom scientifique, sa redécouverte par le rapport Lost Crops of the Incas de 1989, sa diffusion vers le Japon et la Nouvelle-Zélande, les travaux japonais, brésiliens, péruviens, tchèques et néo-zélandais sur sa composition, la caractérisation chimique du sirop, et le cadre réglementaire européen dans lequel ce produit se trouve aujourd’hui placé.

Deux faits surprennent. D’abord, le genre Smallanthus, qui porte aujourd’hui le yacon, n’a pas été créé pour lui : Kenneth K. Mackenzie l’a établi en 1933 sur une espèce nord-américaine, Smallanthus uvedalia, et la plante andine n’y a été transférée que quarante-cinq ans plus tard, en 1978. Ensuite, la teneur en FOS du sirop est tout sauf stable : une analyse néo-zélandaise publiée en 2023 mesure, selon les échantillons de concentré, de 17,6 ± 0,3 à 52,7 ± 0,8 g de FOS pour 100 g — un écart d’un facteur trois d’un lot à l’autre.


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Chronologie du yacon, de 1843 à aujourd’hui

Méthode. Chaque entrée ci-dessous porte sa référence complète : revue, année, volume et pages pour les publications scientifiques ; numéro, date et objet pour les textes réglementaires. Ce qui n’a pas pu être vérifié à la source ne figure pas dans cette chronologie : aucune date, aucun chiffre et aucune référence n’y ont été reconstitués de mémoire. Lorsque les sources consultées ne s’accordent pas sur une date, l’entrée est signalée comme incertaine et le texte expose la divergence, plutôt que de trancher arbitrairement en faveur de l’une des versions.

1843 — Publication du nom Polymnia sonchifolia (date incertaine)

Le yacon entre dans la nomenclature botanique sous le nom Polymnia sonchifolia, publié dans les Nova Genera ac Species Plantarum d’Eduard Poeppig et Stephan Endlicher, volume 3, page 47. La date n’est pas tranchée : l’International Plant Names Index (IPNI) enregistre l’année sous la forme « 1843 (1845) », le volume portant le millésime 1845 alors que la livraison contenant la page 47 est réputée parue en 1843. L’attribution d’auteur diverge elle aussi : l’IPNI ne retient que « Poepp. », tandis que le référentiel taxinomique du GBIF et la quasi-totalité de la littérature agronomique citent « Poepp. & Endl. ». Les deux dates sont conservées ici.

Référence : IPNI, notice Polymnia sonchifolia Poepp., dans Poeppig & Endlicher, Nova Genera ac Species Plantarum, vol. 3, p. 47, année de publication enregistrée « 1843 (1845) », www.ipni.org. Attribution « (Poepp. & Endl.) » et basionyme confirmés par GBIF Backbone Taxonomy, clé 3145311.

1933 — Création du genre Smallanthus, sans le yacon

Kenneth K. Mackenzie publie le genre Smallanthus dans le Manual of the Southeastern Flora de John Kunkel Small, à la page 1406. La notice de l’IPNI précise l’espèce type retenue : « Type: S. uvedalia (Linnaeus) Mackenzie (Osteospermum uvedalia Linnaeus) ». Autrement dit, le genre qui accueillera plus tard le yacon est défini sur une plante du sud-est des États-Unis, dans un ouvrage consacré à la flore nord-américaine. À cette date, l’espèce andine est toujours rangée dans le genre Polymnia, et rien ne rattache formellement les deux plantes. Ce décalage explique pourquoi le nom de genre du yacon n’a aucune origine sud-américaine.

Référence : IPNI, notice générique Smallanthus Mack., dans J. K. Small, Manual of the Southeastern Flora, p. 1406, 1933 ; identifiant IPNI 295131-2 ; remarque de type reproduite verbatim ci-dessus.

1947 — Ce que l’archéologie permet, ou non, d’affirmer

On lit très souvent que le yacon serait figuré sur des céramiques mochicas ou des textiles précolombiens, et que sa culture serait attestée depuis telle ou telle date. La publication primaire de référence sur ce type de matériel est l’inventaire des plantes cultivées représentées sur les broderies de la période nazca ancienne, publié par Lila M. O’Neale et Thomas W. Whitaker en 1947 ; Elsa Zardini la cite parmi ses sources en 1991. Le texte intégral de cet article, sous accès payant, n’a pas pu être consulté lors de la rédaction de cette page. Il n’est donc affirmé ici ni que le yacon figure parmi les espèces identifiées, ni aucune datation d’attestation archéologique.

Référence : O’Neale, Lila M. et Whitaker, Thomas W., « Embroideries of the Early Nazca Period and the Crop Plants Depicted on Them », Southwestern Journal of Anthropology, 1947, vol. 3, no 4, p. 294-321, DOI 10.1086/soutjanth.3.4.3628521. Référence figurant dans la bibliographie de Zardini 1991 (voir entrée 1991).

1978 — Le yacon devient Smallanthus sonchifolius

Harold E. Robinson, botaniste à la Smithsonian Institution, transfère l’espèce andine du genre Polymnia vers le genre Smallanthus. La combinaison nouvelle Smallanthus sonchifolius (Poepp. & Endl.) H.Rob. est publiée dans la revue Phytologia, volume 39, page 51. C’est le nom accepté aujourd’hui par le référentiel taxinomique du GBIF, qui le rattache à la famille des Asteraceae, ordre des Asterales, et enregistre Polymnia sonchifolia Poepp. & Endl. comme basionyme. L’ancien nom n’a pas disparu pour autant : les travaux japonais de 1990 et une large part de la littérature brésilienne des années 1990 et 2000 continuent de dire Polymnia sonchifolia, ce qui complique aujourd’hui les recherches bibliographiques.

Référence : IPNI, notice Smallanthus sonchifolius (Poepp.) H.Rob., Phytologia, vol. 39, p. 51, 1978. GBIF Backbone Taxonomy, clé 3145311 : nom accepté Smallanthus sonchifolius (Poepp. & Endl.) H.Rob., publié dans Phytologia 39(1) : 51, basionyme Polymnia sonchifolia Poepp. & Endl.

1989 — Le yacon dans « Lost Crops of the Incas »

Le National Research Council américain publie Lost Crops of the Incas: Little-Known Plants of the Andes with Promise for Worldwide Cultivation, ouvrage consacré à une trentaine de plantes cultivées andines alors marginalisées. Le yacon y occupe un chapitre entier, aux pages 114 à 123. C’est ce rapport qui installe durablement l’expression de « culture perdue des Incas » dans le vocabulaire commercial du yacon, expression qu’il faut lire pour ce qu’elle est : le titre d’un ouvrage de prospective agronomique de 1989, et non une donnée historique sur l’Empire inca. L’ouvrage est en accès libre auprès de l’éditeur.

Référence : National Research Council, Lost Crops of the Incas: Little-Known Plants of the Andes with Promise for Worldwide Cultivation, The National Academies Press, Washington D.C., 1989, ISBN 0-309-04264-X (broché) et 0-309-54691-5 (numérique), DOI 10.17226/1398 ; chapitre « Yacon », p. 114-123.

1990 — Les glucides de réserve décrits par une équipe japonaise

Takuji Ohyama et sept coauteurs, rattachés à la faculté d’agriculture de l’université de Niigata, à l’Institut national des sciences agro-environnementales de Tsukuba et à la faculté d’agriculture de l’université d’Ibaraki, publient une analyse de la composition des glucides de réserve des racines de yacon. Le résumé décrit des organes souterrains de 100 à 500 g en poids frais, consommés crus, bouillis ou frits, et note que « Recently, yacon cultivation has been introduced to Japan » — la culture du yacon a récemment été introduite au Japon. C’est l’attestation datée la plus solide, parmi les sources consultées, de l’implantation japonaise de la plante à la fin des années 1980.

Référence : Ohyama, T., Ito, O., Yasuyoshi, S., Ikarashi, T., Minamisawa, K., Kubota, M., Tsukihashi, T. et Asami, T., « Composition of storage carbohydrate in tubers of yacon (Polymnia sonchifolia) », Soil Science and Plant Nutrition, 1990, vol. 36, no 1, p. 167-171, DOI 10.1080/00380768.1990.10415724.

1991 — Les notes ethnobotaniques d’Elsa Zardini

Elsa Zardini publie dans Economic Botany un article de synthèse ethnobotanique sur le yacon, encore désigné sous le nom de Polymnia sonchifolia. Le résumé situe la plante comme « long cultivated in the Andean cloud forest for its tuberous, inulin-reserving roots » — cultivée de longue date dans la forêt de nuages andine pour ses racines tubéreuses accumulant de l’inuline. L’article est l’une des rares publications à réunir dans une revue à comité de lecture les données d’usage, de répartition et de bibliographie ancienne sur l’espèce ; c’est notamment par lui que la littérature ultérieure accède aux sources archéologiques citées plus haut.

Référence : Zardini, E., « Ethnobotanical notes on “Yacon”, Polymnia sonchifolia (Asteraceae) », Economic Botany, 1991, vol. 45, no 1, p. 72-85, DOI 10.1007/BF02860051.

1997 — Le 15 mai 1997, date charnière du droit alimentaire européen

Le règlement (CE) no 258/97 du Parlement européen et du Conseil du 27 janvier 1997, relatif aux nouveaux aliments et aux nouveaux ingrédients alimentaires, est publié au Journal officiel L 43 du 14 février 1997. La Commission européenne résume ainsi le critère qui en découle et qui structure encore le droit actuel : « Novel Food is defined as food that had not been consumed to a significant degree by humans in the EU before 15 May 1997, when the first Regulation on novel food came into force ». Toute la question réglementaire du yacon en Europe se ramène à cette date de référence : la consommation de la racine ou de son sirop dans l’Union avant le 15 mai 1997 était-elle significative ?

Référence : Règlement (CE) no 258/97 du Parlement européen et du Conseil du 27 janvier 1997 relatif aux nouveaux aliments et aux nouveaux ingrédients alimentaires, JO L 43 du 14 février 1997. Citation de la définition : Commission européenne, page « Novel food », food.ec.europa.eu/food-safety/novel-food_en.

2003 — Première synthèse européenne sur la composition

Jaromír Lachman, Eloy C. Fernández et Matyáš Oršák publient dans Plant, Soil and Environment une revue de la composition chimique du yacon et de ses usages. Le résumé retient une plante andine de la famille des Asteraceae, à forte teneur en eau, dont les sucres représentent 70 à 80 % de la matière sèche, et signale l’extraction d’inuline comme débouché industriel. C’est le premier article de synthèse largement diffusé en Europe centrale sur cette espèce, et le point de départ d’un programme tchèque de sélection et d’essais agronomiques qui donnera lieu à plusieurs publications dans la même revue au cours des années suivantes.

Référence : Lachman, J., Fernández, E. C. et Oršák, M., « Yacon [Smallanthus sonchifolia (Poepp. et Endl.) H. Robinson] chemical composition and use — a review », Plant, Soil and Environment, 2003, vol. 49, no 6, p. 283-290, DOI 10.17221/4126-PSE.

2003 — Les FOS du yacon testés in vitro sur trois souches bactériennes

Une équipe associant l’Universidad Nacional Agraria La Molina, à Lima, et l’université Texas A&M publie dans le Journal of Agricultural and Food Chemistry une comparaison entre les fructo-oligosaccharides extraits de racines de yacon et des FOS commerciaux. L’étude est strictement in vitro. Elle rapporte que Lactobacillus acidophilus NRRL-1910, Lactobacillus plantarum NRRL B-4496 et Bifidobacterium bifidum ATCC 15696 fermentent les FOS de la racine, que la consommation dépend du degré de polymérisation et de la composition initiale en FOS, et que les deux lactobacilles utilisent intégralement les molécules de 1-kestose. Aucun effet chez l’humain n’est mesuré dans ce travail.

Référence : Pedreschi, R., Campos, D., Noratto, G., Chirinos, R. et Cisneros-Zevallos, L., « Andean Yacon Root (Smallanthus sonchifolius Poepp. Endl) Fructooligosaccharides as a Potential Novel Source of Prebiotics », Journal of Agricultural and Food Chemistry, 2003, vol. 51, no 18, p. 5278-5284, DOI 10.1021/jf0344744.

2005 — Un programme de recherche néo-zélandais rendu public

Les travaux de l’institut néo-zélandais Crop & Food Research sur le yacon sont publiés la même année dans deux supports : une communication de synthèse sur la recherche et le développement de la production néo-zélandaise, dans les Acta Horticulturae, et un article expérimental sur l’effet du poids des propagules sur le rendement, dans le New Zealand Journal of Crop and Horticultural Science. On lit fréquemment que le yacon aurait été introduit en Nouvelle-Zélande dès les années 1970 ; cette date n’a pas pu être vérifiée à une source primaire lors de la rédaction et n’est donc pas retenue ici. Ce qui est documenté, c’est l’existence d’un programme structuré publié en 2005.

Référence : Douglas, J. A., Douglas, M. H., Deo, B., Follett, J. M., Scheffer, J. J. C., Sims, I. M. et Welch, R. A. S., « Research and development of yacon (Smallanthus sonchifolius) production in New Zealand », Acta Horticulturae, 2005, no 670, p. 79-85, DOI 10.17660/ActaHortic.2005.670.8. Douglas, J. A., Follett, J. M. et Waller, J. E., « Effect of propagule weight on production of yacon (Smallanthus sonchifolius) », New Zealand Journal of Crop and Horticultural Science, 2005, vol. 33, no 2, p. 143-148, DOI 10.1080/01140671.2005.9514343.

2006 — Cinq années d’essais agronomiques en Europe centrale

Eloy C. Fernández, Iva Viehmannová, Jaromír Lachman et Luigi Milella rendent compte d’essais conduits en République tchèque de 2001 à 2005 sur des variétés locales originaires de Bolivie, d’Équateur, d’Allemagne et de Nouvelle-Zélande. Les rendements atteignent jusqu’à 35 t/ha de racines de réserve, 33 t/ha de rhizomes et 54 t/ha de biomasse aérienne. La variété néo-zélandaise donne le meilleur rendement en racines, 29,18 t/ha ; la variété bolivienne, la plus forte biomasse totale, 92 t/ha. Les auteurs identifient la pluviométrie comme le premier facteur explicatif du rendement en racines. Les feuilles, à environ 25 % de protéines, sont évaluées comme fourrage.

Référence : Fernández, E. C., Viehmannová, I., Lachman, J. et Milella, L., « Yacon [Smallanthus sonchifolius (Poeppig & Endlicher) H. Robinson]: a new crop in the Central Europe », Plant, Soil and Environment, 2006, vol. 52, no 12, p. 564-570, DOI 10.17221/3548-PSE.

2009 — Un essai chez l’humain publié dans Clinical Nutrition

Une équipe argentine et péruvienne, associant l’université nationale de Tucumán et le Centre international de la pomme de terre à Lima, publie dans Clinical Nutrition une étude portant sur le sirop de yacon chez l’humain. C’est l’étude la plus citée du domaine et celle qui a alimenté l’essentiel de la communication commerciale ultérieure. Le résumé de cet article est retiré des bases bibliographiques par l’éditeur et n’a pas pu être consulté : ni le protocole, ni les paramètres mesurés, ni les résultats ne sont donc rapportés ici. Le titre choisi par les auteurs énonce des effets ; il est reproduit ci-dessous à titre de référence bibliographique et ne constitue pas une allégation de santé au sens du règlement (CE) no 1924/2006.

Référence : Genta, S., Cabrera, W., Habib, N., Pons, J., Manrique Carillo, I., Grau, A. et Sánchez, S., « Yacon syrup: beneficial effects on obesity and insulin resistance in humans », Clinical Nutrition, 2009, vol. 28, no 2, p. 182-187, DOI 10.1016/j.clnu.2009.01.013. Règlement (CE) no 1924/2006 du Parlement européen et du Conseil du 20 décembre 2006 concernant les allégations nutritionnelles et de santé portant sur les denrées alimentaires.

2014 — Faire produire des graines à une plante multipliée par boutures

Le yacon se propage en pratique par rhizomes, ce qui restreint fortement la diversité génétique disponible pour la sélection. Une équipe du Centre international de la pomme de terre et de l’Universidad Nacional Agraria La Molina publie dans Ecología Aplicada un travail sur la production de semences de yacon par techniques de pollinisation contrôlée. L’enjeu est agronomique : sans semences viables, il n’existe ni programme d’amélioration variétale classique, ni conservation en banque de graines, et les collections doivent être maintenues au champ ou in vitro, ce qui est coûteux et expose les accessions aux pertes sanitaires.

Référence : Manrique, I., Gonzáles, R., Valladolid, A., Blas, R. et Lizárraga, R., « Producción de semillas en yacón (Smallanthus sonchifolius (Poepp. & Endl.)) mediante técnicas de polinización controladas », Ecología Aplicada, 2014, vol. 13, no 2, p. 135-145, ISSN 1726-2216 ; dépôt CGSpace, handle 10568/64941.

2015 — Le cadre européen des nouveaux aliments refondu

Le règlement (UE) 2015/2283 du Parlement européen et du Conseil du 25 novembre 2015 relatif aux nouveaux aliments est publié au JO L 327 du 11 décembre 2015. Il abroge le règlement (CE) no 258/97 et le règlement (CE) no 1852/2001, modifie le règlement (UE) no 1169/2011 et s’applique depuis le 1er janvier 2018. Deux textes d’exécution le complètent : le règlement (UE) 2017/2470 du 20 décembre 2017, qui établit la liste de l’Union des nouveaux aliments autorisés, et le règlement (UE) 2018/456 du 19 mars 2018, qui fixe les étapes de la procédure de consultation permettant de déterminer si un produit relève ou non de ce statut.

Référence : Règlement (UE) 2015/2283 du 25 novembre 2015 relatif aux nouveaux aliments, JO L 327 du 11 décembre 2015, applicable au 1er janvier 2018. Règlement d’exécution (UE) 2017/2470 de la Commission du 20 décembre 2017 établissant la liste de l’Union des nouveaux aliments, publié au JO le 30 décembre 2017. Règlement d’exécution (UE) 2018/456 de la Commission du 19 mars 2018 relatif aux étapes de la procédure de consultation pour la détermination du statut de nouvel aliment, publié au JO le 20 mars 2018.

2023 — Analyse chimique complète d’un concentré néo-zélandais

Keegan Chessum, Rothman Kam, Tony Chen et Mary Yan publient une caractérisation détaillée de concentré de yacon néo-zélandais, présentée au congrès de la Nutrition Society of New Zealand. Les fructo-oligosaccharides, dosés par chromatographie liquide haute performance à détection évaporative, s’échelonnent de 17,6 ± 0,3 à 52,7 ± 0,8 g pour 100 g selon les échantillons. La teneur en composés phénoliques totaux va de 565 ± 9 à 785 ± 43 mg d’équivalent acide gallique pour 100 g, l’acide chlorogénique et l’acide caféique étant les principaux composés quantifiés. Le potassium est le premier minéral, à 658 ± 6 mg pour 100 g.

Référence : Chessum, K., Kam, R., Chen, T. et Yan, M., « A Comprehensive Chemical Analysis of New Zealand Yacon Concentrate », Medical Sciences Forum, 2023, vol. 18, no 1, article 6, DOI 10.3390/msf2023018006.


Cette chronologie a été établie le 24 août 2026. Chaque date, chaque chiffre et chaque référence ont été vérifiés à la source citée : notices de l’IPNI et du GBIF pour la nomenclature, éditeurs et bases bibliographiques pour les publications scientifiques, EUR-Lex et les pages de la Commission européenne pour les textes réglementaires. Les points qui n’ont pas pu être vérifiés — attestations archéologiques préhispaniques, date d’introduction en Nouvelle-Zélande, contenu de l’étude de 2009 — sont signalés comme tels dans les entrées concernées plutôt que comblés par des sources de seconde main. Si vous relevez une erreur, une référence inexacte ou une date mieux documentée ailleurs, signalez-le en commentaire : la page sera corrigée et la correction datée.

Nicolas Oger

Nicolas Oger édite Xylitol-Sucre.org depuis 2010. Il n'est pas professionnel de santé : sa démarche consiste à lire les publications scientifiques et les avis des agences sanitaires (EFSA, ANSES), puis à les restituer en citant ses sources, en distinguant ce qui est établi de ce qui reste discuté. Les contenus de ce site sont informatifs et ne remplacent pas un avis médical.