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L’indice de masse corporelle, ou IMC, est le rapport du poids au carré de la taille. Il a été proposé en 1832 par le statisticien belge Adolphe Quetelet, non pour évaluer des individus, mais pour décrire des populations. C’est une nuance qui n’a rien d’académique : un même indice peut recouvrir des situations physiologiques très différentes, et l’IMC ne distingue ni le muscle de la graisse, ni la répartition de cette dernière.
Le calculateur ci-dessous se présente donc à deux niveaux. Le calcul simple donne l’indice et sa classe selon la nomenclature de l’Organisation mondiale de la santé. Le calcul détaillé prend en compte l’âge, le sexe, le tour de taille, la masse musculaire et la population d’origine, autant de facteurs qui modifient sensiblement la lecture d’un même chiffre.
L’indice de masse corporelle est un indicateur statistique conçu au XIXe siècle pour décrire des populations, non pour poser un diagnostic individuel. Il ne distingue ni le muscle de la graisse, ni la répartition de cette dernière. Aucun des chiffres affichés ici ne remplace un avis médical : toute décision concernant votre alimentation ou votre poids gagnerait à être prise avec un médecin ou un diététicien.
Le poids que vous venez de saisir sert aussi ailleurs sur ce site. La tolérance digestive au xylitol et aux autres polyols se calcule par kilo de poids corporel, et non en grammes absolus : à 75 kg, le seuil d’une prise unique tourne autour de 26 g, à 22 kg autour de 8. Combien de xylitol tolère-t-on ? Le seuil se calcule par kilo → — et si vous cochez la case ci-dessus, chaque recette du site indiquera ce que sa portion représente pour vous.
Ce que l’indice mesure, et ce qu’il ne mesure pas
L’IMC est un indicateur robuste à l’échelle d’une population : les grandes études épidémiologiques y trouvent une association nette entre corpulence et risque cardiométabolique. Rapporté à une personne, il devient beaucoup plus grossier. Trois limites sont bien documentées.
Il confond masse musculaire et masse grasse. Le muscle étant plus dense que le tissu adipeux, une personne très entraînée peut afficher un indice de 27 ou 28 sans excès de graisse. À l’inverse, une personne âgée ayant perdu du muscle peut présenter un indice normal avec une masse grasse élevée.
Il ignore la répartition des graisses. C’est probablement sa limite la plus importante. À indice égal, une adiposité abdominale serait associée à un risque cardiométabolique nettement supérieur à une adiposité périphérique. Le rapport entre le tour de taille et la taille, calculé dans l’onglet détaillé, est à cet égard un indicateur plus informatif que l’IMC lui-même : le seuil de 0,5, soit un tour de taille inférieur à la moitié de sa taille, est la règle la plus simple à retenir.
Ses seuils ne sont pas universels. L’Organisation mondiale de la santé a reconnu en 2004 que le risque cardiométabolique apparaît à un indice plus bas dans les populations d’origine asiatique, et propose pour elles des seuils abaissés à 23 et 27,5. Après 70 ans, la lecture s’inverse en partie : plusieurs sociétés savantes situent la zone la plus favorable entre 23 et 28, un indice bas étant chez la personne âgée un marqueur de fragilité et de dénutrition plus préoccupant qu’un léger surpoids. Enfin, l’IMC n’est pas interprétable avant 18 ans, où l’on emploie les courbes de corpulence en percentiles, ni pendant une grossesse.
Les classes de l’Organisation mondiale de la santé
| Indice de masse corporelle | Classe |
|---|---|
| moins de 16 | dénutrition sévère |
| 16 à 16,9 | dénutrition modérée |
| 17 à 18,4 | insuffisance pondérale |
| 18,5 à 24,9 | corpulence normale |
| 25 à 29,9 | surpoids |
| 30 à 34,9 | obésité de classe I |
| 35 à 39,9 | obésité de classe II |
| 40 et plus | obésité de classe III |
Une précision sur les calories, puisqu’on parle de corpulence
Le xylitol apporte 2,4 kcal par gramme contre 4 pour le saccharose, soit 40 % de moins à pouvoir sucrant équivalent, et son index glycémique est bas. Cela n’en fait ni un aliment amaigrissant ni un aliment libre : remplacer le sucre d’un gâteau ne change ni la farine, ni le beurre, ni la portion. Les pages de recettes de ce site chiffrent l’écart réel, recette par recette — il va de 2 % sur une brioche à 32 % sur une confiture, selon le poids que la matière sucrante représente dans le total. Aucun de ces chiffres n’est un argument de vente ; ce sont des calculs, et plusieurs sont décevants.
Sources
Organisation mondiale de la santé, « Obesity: preventing and managing the global epidemic », rapport technique 894, 2000, pour la classification. — WHO Expert Consultation, « Appropriate body-mass index for Asian populations and its implications for policy and intervention strategies », The Lancet, 2004;363(9403):157-163. — Ashwell M, Gunn P, Gibson S, « Waist-to-height ratio is a better screening tool than waist circumference and BMI for adult cardiometabolic risk factors », Obesity Reviews, 2012;13(3):275-286. — Mifflin MD, St Jeor ST et al., « A new predictive equation for resting energy expenditure in healthy individuals », The American Journal of Clinical Nutrition, 1990;51(2):241-247. — Deurenberg P, Weststrate JA, Seidell JC, « Body mass index as a measure of body fatness: age- and sex-specific prediction formulas », British Journal of Nutrition, 1991;65(2):105-114.
L’indice de masse corporelle ne constitue pas un diagnostic. Le poids et la taille que vous saisissez ici ne sont envoyés nulle part : le calcul se fait dans votre navigateur.