Stevia rebaudiana (Bertoni) Bertoni est une astéracée d’Amérique du Sud dont les feuilles renferment des glycosides de stéviol, molécules construites sur un squelette diterpénique, le stéviol, auquel sont fixées des unités de glucose. Les plus abondantes sont le stévioside et le rébaudioside A ; le rébaudioside M, minoritaire dans la feuille, est aujourd’hui obtenu par voie enzymatique. Dans l’Union européenne, ces substances ne portent plus un numéro unique. Le numéro E 960, créé en 2011, a été remplacé en 2021 par deux entrées distinctes, « Glycosides de stéviol issus de Stevia » (E 960a) et « Glycosides de stéviol produits par voie enzymatique » (E 960c), auxquelles s’est ajoutée en 2023 une troisième entrée, les glycosides de stéviol glucosylés (E 960d). Le numéro dépend donc du procédé d’obtention, non de la molécule.
Cette page retrace, date par date, le trajet de cette plante depuis son entrée dans la littérature botanique jusqu’aux textes réglementaires en vigueur : la description de Moisés Santiago Bertoni, l’isolement du principe sucré par deux chimistes français, l’élucidation de la structure du stéviol au milieu du XXe siècle, puis la longue séquence d’évaluations toxicologiques et d’autorisations administratives qui, des États-Unis à l’Union européenne, a fait passer la stévia du statut de plante non autorisée à celui d’additif inscrit sur une liste positive.
Deux faits surprennent. Le premier : aux États-Unis, la feuille de stévia et ses extraits bruts ne sont toujours pas reconnus comme sûrs pour un usage en denrées alimentaires classiques et leur importation comme édulcorants n’est pas autorisée, alors que les glycosides de stéviol hautement purifiés issus de la même plante le sont depuis 2008. Le second : la dose journalière admissible fixée en 2010 n’a jamais été relevée. En 2024, saisie d’une demande visant à la porter de 4 à 6, voire 16 mg/kg de poids corporel par jour, l’Autorité européenne de sécurité des aliments a conclu que la justification était insuffisante.
Sur cette page
Chronologie de la stévia, de 1899 à aujourd’hui
Chaque entrée ci-dessous porte sa référence complète : revue, année, volume et pages pour les publications scientifiques ; numéro, date, article ou annexe et référence au Journal officiel pour les textes réglementaires. Ce qui n’a pas pu être vérifié à la source ne figure pas dans cette chronologie. Lorsque les sources ne tranchent pas une date, l’entrée le signale explicitement plutôt que de choisir à leur place.
1899 — Une composée du Paraguay entre dans la littérature botanique
Moisés Santiago Bertoni publie la première description valide de la plante, sous un nom qui n’est pas encore celui d’aujourd’hui : Eupatorium rebaudianum. La publication paraît dans une revue agronomique paraguayenne. L’épithète rebaudianum, féminisée plus tard en rebaudiana, sera conservée lors du changement de genre et constitue depuis lors la partie stable du nom scientifique. Cette description de 1899 est le point d’ancrage nomenclatural de toute l’histoire ultérieure : c’est elle qui sert de basionyme au binôme employé aujourd’hui dans les textes réglementaires européens et américains.
Référence : International Plant Names Index (IPNI), notice Stevia rebaudiana, identifiant urn:lsid:ipni.org:names:245468-2 ; basionyme cité : Eupatorium rebaudianum Bertoni, Revista de Agronomía y Ciencias Aplicadas, 1899, vol. 2, p. 35.
1905 — Le transfert dans le genre Stevia
Six ans après sa première description, Bertoni reclasse lui-même la plante dans le genre Stevia et publie la combinaison Stevia rebaudiana (Bertoni) Bertoni dans les Anales Científicos Paraguayos. La double mention de l’auteur, entre parenthèses puis hors parenthèses, est la trace formelle de ce transfert : le premier Bertoni est celui de 1899, le second celui de 1905. C’est cette combinaison, et elle seule, que reprennent aujourd’hui la Food and Drug Administration dans son alerte à l’importation et l’Autorité européenne de sécurité des aliments dans ses avis.
Référence : International Plant Names Index (IPNI), notice Stevia rebaudiana : « Stevia rebaudiana (Bertoni) Bertoni, Anales Ci. Parag. ser. 1, 5 : 3 (1905) », famille Asteraceae.
1931 — Le principe sucré est isolé
Deux chimistes français, M. Bridel et R. Lavieille, isolent la substance responsable de la saveur sucrée des feuilles et la nomment stévioside, d’après le genre de la plante. Le titre même de leur communication conserve le nom vernaculaire sous lequel la plante circulait alors, Kaà-hê-é. L’American Chemical Society retient ces deux auteurs et cette année comme celle du premier isolement du stévioside, et rappelle que les feuilles séchées étaient utilisées comme édulcorant en Amérique du Sud bien avant cette caractérisation chimique. La structure de la molécule, elle, restera inconnue pendant plus de vingt ans.
Référence : M. Bridel et R. Lavieille, « Sur le principe sucré des feuilles de Kaà-hê-é (Stevia rebaudiana B.) », Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, 1931, t. 192, p. 1123-1125 (référence relevée dans les répertoires bibliographiques ; l’original n’a pas pu être consulté en ligne) ; American Chemical Society, « Molecule of the Week : Stevioside », pour les auteurs, l’année et la nature de la découverte.
1955 — La structure de l’aglycone
Erich Mosettig et William R. Nes établissent la structure de l’aglycone du stévioside, c’est-à-dire du stéviol lui-même, la partie non sucrée de la molécule. Ce travail, publié dans le Journal of Organic Chemistry, est le deuxième d’une série consacrée au stévioside. Il fournit le cadre chimique qui permettra, plus tard, de raisonner en « équivalents stéviol » : c’est dans cette unité, et non en masse de glycoside, que les agences sanitaires expriment aujourd’hui la dose journalière admissible, puisque plusieurs glycosides différents libèrent le même aglycone.
Référence : E. Mosettig et W. R. Nes, « Stevioside. II. The Structure of the Aglucon », The Journal of Organic Chemistry, 1955, vol. 20, n° 7, p. 884-899, DOI 10.1021/jo01125a013.
1963 — La configuration absolue du stéviol
Huit ans plus tard, Mosettig et cinq collaborateurs publient dans le Journal of the American Chemical Society la configuration absolue du stéviol et de l’isostéviol. L’article clôt la description tridimensionnelle de la molécule : on connaît désormais non seulement l’enchaînement des atomes, mais leur disposition dans l’espace. La caractérisation chimique de la stévia est achevée près de trente-cinq ans avant que la question de son statut réglementaire ne soit tranchée dans les grands marchés occidentaux.
Référence : E. Mosettig, U. Beglinger, F. Dolder, H. Lichti, P. Quitt et J. A. Waters, « The Absolute Configuration of Steviol and Isosteviol », Journal of the American Chemical Society, 1963, vol. 85, n° 15, p. 2305-2309, DOI 10.1021/ja00898a025.
1991 — Les États-Unis bloquent l’importation des feuilles (date incertaine)
La Food and Drug Administration place la stévia sous alerte à l’importation n° 45-06, intitulée « Detention without Physical Examination of Stevia Leaves, Crude Extracts of Stevia Leaves and foods Containing Stevia Leaves and/or Stevia Extracts ». Le motif y est formulé ainsi : « With regard to use in conventional foods, stevia leaf, or its crude extract, is not an approved food additive and is not considered GRAS due to inadequate toxicological information ». L’année 1991 est très largement reprise dans la littérature secondaire, mais la page publique de la FDA ne porte aucune date d’origine : elle n’affiche qu’une date de publication récente, le 14 mai 2025. Cette date de 1991 est donc donnée ici sous réserve, faute de confirmation par une source de l’agence.
Référence : U.S. Food and Drug Administration, Import Alert 45-06, rubrique « Reason for Alert », page consultée le 24 août 2026 (date de publication affichée : 14 mai 2025).
1994 — Le DSHEA rouvre une porte étroite aux États-Unis
Le Dietary Supplement Health and Education Act of 1994 est promulgué le 25 octobre 1994. Il définit le complément alimentaire et déplace la charge de la preuve : « In any proceeding under this subparagraph, the United States shall bear the burden of proof on each element to show that a dietary supplement is adulterated ». Cette architecture explique la situation américaine, encore observable aujourd’hui : l’alerte à l’importation 45-06 vise la stévia « with regard to use in conventional foods », c’est-à-dire les denrées alimentaires classiques, catégorie distincte de celle des compléments alimentaires régie par le DSHEA.
Référence : Dietary Supplement Health and Education Act of 1994, Public Law 103-417, promulguée le 25 octobre 1994, section 4 (texte diffusé par l’Office of Dietary Supplements, National Institutes of Health) ; U.S. Food and Drug Administration, Import Alert 45-06, rubrique « Reason for Alert ».
2008 — Le JECFA fixe une dose journalière admissible
Le Comité mixte FAO/OMS d’experts des additifs alimentaires établit pour les glycosides de stéviol une dose journalière admissible de 0 à 4 mg par kilogramme de poids corporel et par jour, exprimée en stéviol. Le choix de l’unité est décisif : parce que stévioside, rébaudioside A, rébaudioside M et les autres glycosides libèrent le même aglycone, la limite ne porte pas sur le poids de l’additif mais sur celui du stéviol correspondant. Cette valeur, reprise ensuite par la FDA puis par l’Union européenne, n’a pas été modifiée depuis.
Référence : EFSA, groupe scientifique FAF, « Scientific opinion on the extension of the authorisation of use of the food additive steviol glycosides (E 960a–d) and the modification of the acceptable daily intake (ADI) for steviol », EFSA Journal, 2024, vol. 22, n° 11, article e9045, DOI 10.2903/j.efsa.2024.9045, section rappelant l’évaluation du JECFA de 2008 ; U.S. Food and Drug Administration, « Additional Information about High-Intensity Sweeteners Permitted for Use in Food in the United States ».
2008 — Deux notifications GRAS closes le même jour aux États-Unis
Le 17 décembre 2008, la FDA clot sans objection deux notifications portant sur le rébaudioside A purifié à partir de Stevia rebaudiana (Bertoni) Bertoni. La notification GRN 252 émane de Whole Earth Sweetener Company LLC, filiale de Merisant, pour un usage en édulcorant de table et dans diverses catégories d’aliments ; la notification GRN 253 émane de Cargill, pour un usage comme édulcorant à usage général, à l’exclusion des viandes et volailles. Dans les deux cas, la réponse de l’agence est la même formule : « FDA has no questions ». C’est l’acte qui ouvre le marché américain aux glycosides de stéviol purifiés, la feuille et les extraits bruts en restant exclus.
Référence : U.S. Food and Drug Administration, GRAS Notice Inventory, GRN n° 252 (Whole Earth Sweetener Company LLC) et GRN n° 253 (Cargill, Inc.), lettres de réponse datées du 17 décembre 2008.
2010 — L’avis de l’EFSA du 10 mars
L’Autorité européenne de sécurité des aliments rend son avis sur la sécurité des glycosides de stéviol pour les usages proposés comme additif alimentaire. Elle fixe une dose journalière admissible de 4 mg par kilogramme de poids corporel et par jour, exprimée en équivalents stéviol, alignée sur celle du JECFA. Cet avis est le fondement technique de l’autorisation européenne intervenue l’année suivante : le règlement qui l’a suivie le cite explicitement, avec sa date et la valeur retenue.
Référence : EFSA, groupe scientifique ANS, « Scientific Opinion on the safety of steviol glycosides for the proposed uses as a food additive », EFSA Journal, 2010, vol. 8, n° 4, article 1537, DOI 10.2903/j.efsa.2010.1537 ; date de l’avis (10 mars 2010) et valeur de la DJA rappelées au considérant 2 du règlement (UE) n° 1131/2011.
2011 — L’Union européenne autorise les glycosides de stéviol (E 960)
Le règlement (UE) n° 1131/2011 de la Commission, adopté le 11 novembre 2011, modifie l’annexe II du règlement (CE) n° 1333/2008 pour y inscrire les glycosides de stéviol sous le numéro E 960. Son considérant 2 rappelle que l’Autorité « a rendu son avis le 10 mars 2010 » et qu’elle a fixé une dose journalière admissible de 4 mg/kg de poids corporel par jour exprimée en équivalents stéviol. Le texte entre en vigueur le vingtième jour suivant sa publication au Journal officiel. C’est la date à partir de laquelle la stévia devient légalement utilisable comme édulcorant dans l’ensemble de l’Union.
Référence : Règlement (UE) n° 1131/2011 de la Commission du 11 novembre 2011 modifiant l’annexe II du règlement (CE) n° 1333/2008 du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne les glycosides de stéviol, JO L 295 du 12.11.2011, p. 205 ; considérant 2 et annexe.
2012 — Les allégations « succédanés du sucre », sans mention de la stévia
Le règlement (UE) n° 432/2012 établit la liste des allégations de santé autorisées. Deux entrées visent la colonne « Succédanés du sucre, à savoir édulcorants intenses ; xylitol, sorbitol, mannitol, maltitol, lactitol, isomalt, érythritol, sucralose et polydextrose ; D-tagatose et isomaltulose ». Les libellés autorisés y sont, mot pour mot : « La consommation de denrées alimentaires/boissons contenant <nom du succédané du sucre> à la place de sucre entraîne une hausse de la glycémie inférieure à celle qu’entraîne la consommation de denrées alimentaires/boissons contenant du sucre » et « […] contribue au maintien de la minéralisation des dents ». Point à noter : ni « glycosides de stéviol » ni « stévia » n’apparaissent dans ce règlement. Les glycosides de stéviol ne relèvent de ces entrées qu’au titre de la catégorie générique « édulcorants intenses », et sous les conditions d’emploi énoncées dans l’annexe.
Référence : Règlement (UE) n° 432/2012 de la Commission du 16 mai 2012 établissant une liste des allégations de santé autorisées portant sur les denrées alimentaires, autres que celles faisant référence à la réduction du risque de maladie ainsi qu’au développement et à la santé infantiles, JO L 136 du 25.5.2012, p. 1 ; annexe, entrées « Succédanés du sucre ».
2019 — Le raisonnement bascule du produit vers le procédé
L’EFSA rend le 24 septembre 2019 un avis sur une modification des spécifications de E 960 visant le rébaudioside M obtenu par bioconversion enzymatique d’un extrait de feuille de stévia purifié. La même année, à sa 87e réunion, le JECFA adopte des spécifications provisoires organisées selon une approche par procédé de fabrication. Ce déplacement du critère — de la molécule vers la manière de l’obtenir — commande toute la suite : c’est lui qui rendra nécessaire l’éclatement du numéro E 960 en plusieurs entrées.
Référence : EFSA, « Safety of the proposed amendment of the specifications for steviol glycosides (E 960) as a food additive : Rebaudioside M produced via enzyme-catalysed bioconversion of purified stevia leaf extract », EFSA Journal, 2019, vol. 17, n° 10, article 5867, DOI 10.2903/j.efsa.2019.5867, avis daté du 24 septembre 2019 et cité au considérant 8 du règlement (UE) 2021/1156 ; pour la 87e réunion du JECFA, EFSA Journal, 2024, vol. 22, n° 11, article e9045.
2021 — Le numéro E 960 est scindé
Le règlement (UE) 2021/1156 de la Commission, du 13 juillet 2021, modifie l’annexe II du règlement (CE) n° 1333/2008 et l’annexe du règlement (UE) n° 231/2012. Il substitue à l’entrée unique deux additifs distincts : E 960a, « Glycosides de stéviol issus de Stevia », et E 960c, « Glycosides de stéviol produits par voie enzymatique », ce dernier comportant une sous-entrée E 960c(i), « Rébaudioside M produit par modification enzymatique des glycosides de stéviol issus de Stevia ». Le considérant 8 relève que l’étape enzymatique « may result in impurities, different from those that may be present in steviol glycosides ». L’article 4 fixe l’entrée en vigueur au vingtième jour suivant la publication.
Référence : Règlement (UE) 2021/1156 de la Commission du 13 juillet 2021 modifiant l’annexe II du règlement (CE) n° 1333/2008 du Parlement européen et du Conseil et l’annexe du règlement (UE) n° 231/2012 de la Commission en ce qui concerne les glycosides de stéviol (E 960) et le rébaudioside M produit par modification enzymatique des glycosides de stéviol issus de Stevia, JO L 249 du 14.7.2021, p. 87 ; considérant 8, article 4 et annexes.
2021 — L’évaluation des glycosides de stéviol glucosylés
L’EFSA rend le 15 décembre 2021 son avis sur les glycosides de stéviol glucosylés, obtenus en greffant des unités de glucose supplémentaires sur les glycosides extraits de la feuille. Elle estime que leur métabolisme est suffisamment proche de celui des glycosides déjà autorisés. La même année, en février, le JECFA révise à sa 91e réunion le cadre de spécifications par procédé adopté deux ans plus tôt. Ces deux travaux préparent la troisième entrée européenne, créée en 2023.
Référence : EFSA, « Safety evaluation of glucosylated steviol glycosides as a food additive in different food categories », EFSA Journal, 2022, vol. 20, n° 2, article 7066, DOI 10.2903/j.efsa.2022.7066, avis rendu le 15 décembre 2021 et cité dans les considérants du règlement (UE) 2023/447 ; pour la 91e réunion du JECFA (février 2021), EFSA Journal, 2024, vol. 22, n° 11, article e9045.
2023 — Une troisième entrée européenne, E 960d
Le règlement (UE) 2023/447 de la Commission, du 1er mars 2023, modifie à nouveau l’annexe II du règlement (CE) n° 1333/2008 et l’annexe du règlement (UE) n° 231/2012 pour autoriser l’emploi des glycosides de stéviol glucosylés comme édulcorant, sous le numéro E 960d. Son considérant rappelle que l’Autorité « evaluated the safety of glucosylated steviol glycosides and expressed its opinion on 15 December 2021 ». Le texte entre en vigueur le vingtième jour suivant sa publication. La mention « stévia » sur une étiquette européenne peut donc désormais renvoyer à trois additifs différents par leur procédé d’obtention.
Référence : Règlement (UE) 2023/447 de la Commission du 1er mars 2023, dont le titre officiel en anglais est « Commission Regulation (EU) 2023/447 of 1 March 2023 amending Annex II to Regulation (EC) No 1333/2008 of the European Parliament and of the Council and the Annex to Commission Regulation (EU) No 231/2012 as regards the use of glucosylated steviol glycosides as sweetener », JO L 65 du 2.3.2023, p. 16.
2024 — L’EFSA refuse de relever la dose journalière admissible
Saisie d’une demande d’extension d’emploi — quatre nouvelles catégories de produits de boulangerie fine, teneurs maximales relevées pour les nectars de fruits et les boissons aromatisées — assortie d’une proposition de porter la DJA de 4 à 6, voire 16 mg/kg de poids corporel par jour, l’Autorité conclut, dans un avis adopté le 25 septembre 2024 et publié le 4 novembre 2024, qu’« there is insufficient justification to increase the current ADI of 4 mg/kg bw per day, expressed as steviol equivalents ». Elle estime par ailleurs les expositions les plus élevées à 4,1 mg/kg par jour chez les nourrissons et 6,9 mg/kg par jour chez les jeunes enfants, et retient que l’extension demandée accroîtrait le dépassement de la DJA dans ces groupes. L’avis porte sur les entrées E 960a, E 960c et E 960d.
Référence : EFSA, groupe scientifique FAF, « Scientific opinion on the extension of the authorisation of use of the food additive steviol glycosides (E 960a–d) and the modification of the acceptable daily intake (ADI) for steviol », EFSA Journal, 2024, vol. 22, n° 11, article e9045, DOI 10.2903/j.efsa.2024.9045 ; avis adopté le 25 septembre 2024, publié le 4 novembre 2024.
Cette chronologie a été établie le 24 août 2026. Chaque date a été vérifiée à la source citée : registres nomenclaturaux, articles originaux, avis de l’EFSA, notifications de la FDA et textes publiés au Journal officiel de l’Union européenne. Les informations que nous n’avons pas pu confirmer à leur source n’y figurent pas, et la seule date restée douteuse est signalée comme telle. Si vous relevez une erreur, une référence inexacte ou une date mieux documentée, signalez-le en commentaire : la page sera corrigée.