Voici l’exact contraire du crumble de cette même série, où changer de sucrant faisait gagner une calorie. Ici, la même citronnade pèse 45 calories le verre au sucre de fleur de coco, et 7 à la stévia. Un facteur six.
La raison tient en une phrase : dans une boisson, le sucrant n’est pas un ingrédient parmi d’autres, c’est le seul qui apporte quelque chose à compter. Sur les 57 g de sucres de la carafe, 54 viennent du sucre de fleur de coco. Retirez-le, il ne reste que de l’eau, du citron et du gingembre.
Préparation : 10 min · Repos : 2 h · Pour : une carafe d’environ 1 litre, soit 6 verres
Ingrédients
- 900 g d’eau (un peu moins d’un litre)
- 120 g de jus de citron (environ 3 citrons)
- 60 g de sucre de fleur de coco
- 15 g de gingembre frais épluché, en fines lamelles
- 5 g de menthe fraîche (une dizaine de feuilles)
Aucun des quatorze allergènes de l’annexe II du règlement (UE) n° 1169/2011 n’est apporté par les ingrédients de cette recette.
Déclaration déduite automatiquement de la liste des ingrédients. Elle porte sur les ingrédients eux-mêmes : en cuisine domestique, la contamination croisée ne peut pas être exclue, et la mention réglementée « sans gluten » suppose une teneur contrôlée inférieure à 20 mg/kg. Vérifiez toujours les étiquettes de vos produits.
Préparation
- Faire un sirop minéral : porter à frémissement 150 g de l’eau avec le sucre de fleur de coco et le gingembre, puis couper le feu dès dissolution. Le sucre de fleur de coco est humide et se dissout mal à froid ; cette étape de trois minutes évite le dépôt au fond de la carafe.
- Laisser infuser 20 minutes hors du feu, avec la menthe ajoutée en fin d’infusion — bouillie, elle noircit et devient amère.
- Filtrer le sirop.
- Mélanger avec le reste de l’eau froide et le jus de citron.
- Réfrigérer deux heures. La citronnade se boit très fraîche : le froid atténue la perception du sucré, ce dont on profite ici pour en mettre moins.
Ce que valent vraiment les chiffres
Calculé ingrédient par ingrédient à partir de la table Ciqual 2025 de l’ANSES, pour une carafe de 1 050 g. Le gingembre et la menthe sont comptés en entier alors qu’ils sont filtrés : leur apport réel est plus faible que ce que le tableau indique. Il est de toute façon négligeable — 0,4 g de sucres sur 57 — mais autant le dire.
Déclaration nutritionnelle
| Pour 100 g | Par part (175 g) | Total pour 6 parts | |
|---|---|---|---|
| Énergie | 26 kcal | 45 kcal | 273 kcal |
| Matières grasses | 0,1 g | 0,1 g | 0,8 g |
| dont acides gras saturés | 0,0 g | 0,0 g | 0,3 g |
| Glucides | 6,1 g | 11 g | 64 g |
| dont sucres | 5,5 g | 9,5 g | 57 g |
| dont polyols | 0,0 g | 0,0 g | 0,1 g |
| Fibres alimentaires | 0,2 g | 0,4 g | 2,2 g |
| Protéines | 0,1 g | 0,2 g | 1,5 g |
| Sel | 0,01 g | 0,02 g | 0,13 g |
Si vous changez le nombre de parts ci-dessus, seule la dernière colonne bouge — et c’est normal : doubler la recette double le gâteau, pas la part. Les deux premières colonnes décrivent le gâteau lui-même, elles ne dépendent pas du nombre de convives.
Valeurs calculées à partir des ingrédients, pour 6 parts : 1 100 g de préparation crue, 50 g d’eau évaporée à la cuisson, soit 1 050 g dans le plat. La cuisson n’enlève que de l’eau : les nutriments, eux, sont tous là. Ces valeurs ne remplacent pas une analyse en laboratoire et varient selon les marques employées.
Ingrédients absents de la table Ciqual — leurs valeurs viennent d’ailleurs, et nous le signalons plutôt que de le taire :
- Eau — Eau du robinet ou embouteillée : aucun apport énergétique. Comptée pour sa masse seulement, ce qui dilue les valeurs pour 100 g — indispensable dès qu'une recette est une boisson ou un sirop.
- Sucre de fleur de coco — Absent de Ciqual. Moyenne d'étiquetage des sucres de fleur de coco du marché français, recoupée avec la littérature sur la composition des sucres de sève de palmier (70 à 80 % de saccharose, 3 à 10 % de glucose et de fructose libres). L'énergie est recalculée avec les coefficients de l'annexe XIV du règlement (UE) n° 1169/2011. C'est un sucre : il est compté comme tel dans la ligne « sucres », et aucune allégation réservée aux succédanés de sucre ne s'y applique. À remplacer par l'étiquette du produit réellement utilisé.
Source des compositions : Table de composition nutritionnelle Ciqual 2025, ANSES, version 2025-11-03, sous Licence Ouverte / Open Licence (Etalab).
Nutri-Score calculé
Le détail du calcul. Points négatifs : énergie 0, sucres 1, acides gras saturés 0, sel 0 — soit 1. Points positifs : protéines 0, fibres 0, fruits et légumes 0 (0,0 % de la recette) — soit 0. Score : 1, ce qui donne un B.
Calcul effectué par nos soins selon l’algorithme révisé de 2023, à partir des valeurs du tableau ci-dessus. Ce n’est pas le logo officiel — le Nutri-Score est une marque déposée de Santé publique France, dont l’apposition est encadrée par un règlement d’usage et destinée aux produits préemballés. Il s’agit ici d’un repère indicatif sur une recette de cuisine, non d’un étiquetage.
| Indicateur | Résultat | État |
|---|---|---|
| Score unique EF (Agribalyse) | 0,035 mPt/kg | calculé sur 100 % de la recette |
| Émissions de gaz à effet de serre | 0,03 kg CO₂ eq par part | calculé sur 100 % de la recette |
| Green-Score qui s’en déduit | 96 / 100 — A | estimé, hors bonus et malus |
| Bonus et malus du Green-Score — production, saison, origine, emballage | — | en attente |
| Planet-Score — climat | — | en attente |
| Planet-Score — santé environnementale (pesticides) | — | clos sans objet — référentiel non public |
| Planet-Score — biodiversité | — | en attente |
| Planet-Score — bien-être animal | — | sans objet — moins de 5 % d’ingrédients animaux, ou aucun |
3 lignes renseignées sur 8. Ce tableau n’est pas une note et n’a pas vocation à en devenir une : aucun affichage environnemental alimentaire n’est officiel en France, la méthode prévue par la loi Climat et Résilience n’étant pas arrêtée pour l’alimentaire. Une lettre se recopie sans ses hypothèses ; un tableau d’avancement, non.
Ce score ne dit pas la même chose que le Nutri-Score. Le Nutri-Score porte sur ce que la recette apporte à qui la mange ; celui-ci, sur ce qu’elle coûte à produire. Les deux divergent souvent, et c’est normal : un légume importé hors saison est bon à manger et cher à produire, un dessert au beurre l’inverse. Une recette peut donc être classée A d’un côté et E de l’autre sans qu’aucun des deux calculs soit faux.
Ce qui pèse le plus dans ce résultat : Sucre roux 52 %, Jus de citron, pur jus 43 % du score.
Ingrédients rapprochés : Eau → Eau du robinet (eau du robinet) ; Sucre de fleur de coco → Sucre roux (sucre roux — sucre non raffiné, mais issu de la canne et non de la sève de cocotier). Agribalyse ne publie pas de ligne portant leur code exact ; le produit retenu à leur place est nommé ci-dessus, il n’a pas été deviné.
Qualité de la donnée : DQR 2,5 sur 5, qualité bonne — moyenne des ingrédients, pondérée par leur masse. Un DQR de 1 désigne une donnée très bien documentée, 5 une donnée très incertaine : le nombre de décimales affichées plus haut s’aligne sur cette note, il ne la dépasse jamais.
Source : ADEME et INRAE, AGRIBALYSE® v3.2 — Licence Ouverte 2.0. Données réutilisées sous Licence Ouverte 2.0. Les impacts sont ceux des ingrédients pris séparément : ni la cuisson, ni l’emballage, ni le transport jusqu’à votre cuisine n’entrent dans ce calcul.
La même carafe, quatre sucrants
| Par verre de 175 ml | Sucre de coco | Sucre blanc | Xylitol | Stévia |
|---|---|---|---|---|
| Énergie | 45 kcal | 47 kcal | 31 kcal | 7 kcal |
| Sucres | 9,5 g | 10,5 g | 0,5 g | 0,5 g |
| Polyols | 0 g | 0 g | 10 g | 0 g |
C’est ici, et seulement ici, que le débat sur les sucrants a un enjeu réel. Une boisson n’a ni mie à nourrir, ni croûte à dorer, ni pâte à lier : on ne demande au sucrant que de sucrer. Toutes ses autres qualités — la caramélisation qui fait l’intérêt du sucre de fleur de coco dans les quatre autres recettes de cette série — ne servent à rien dans un verre. Il ne reste que les calories, et il en apporte autant que le sucre blanc.
La conséquence est simple, et elle vaut d’être retenue au-delà de cette recette :
Changez de sucrant là où le sucrant fait la masse — boissons, sirops, confitures, sorbets. Ne vous en occupez pas là où il pèse 5 % de la recette. Une seule citronnade sucrée autrement fait gagner plus de calories dans une journée que trois gâteaux dont vous auriez changé le sucre.
Un mot sur la colonne xylitol : 10 g de polyols par verre, c’est trop pour une boisson. Un liquide traverse l’estomac vite, arrive massivement dans l’intestin, et un polyol y appelle l’eau. C’est le format de consommation le plus à risque pour la tolérance digestive — voyez notre calculateur de seuil. Pour une boisson, la stévia est nettement plus indiquée, et notre citronnade à la stévia en donne la version.
Les mentions autorisées, et celle qui manque de peu
Trois mentions atteignent leur seuil : faible teneur en matières grasses, faible teneur en acides gras saturés, faible teneur en sodium. Et pourtant elles ne doivent pas figurer sur l’étiquette. La distinction mérite d’être comprise, car elle vaut pour tout le rayon.
Le règlement (CE) n° 1924/2006 dit à quelle condition une mention est disponible : ici, moins de 1,5 g de matières grasses aux 100 ml, et cette citronnade en contient 0,08. Mais un second texte dit si elle est permise. L’article 7, paragraphe 1, point c) du règlement (UE) n° 1169/2011 interdit d’attribuer à une denrée des caractéristiques particulières « alors que toutes les denrées alimentaires similaires possèdent ces mêmes caractéristiques », et vise expressément le fait de souligner l’absence d’un nutriment.
C’est exactement le cas. Aucune citronnade au monde ne contient de matières grasses. L’annoncer laisse croire à un avantage qui n’existe pas, au même titre que « sans gluten » sur une bouteille d’eau minérale ou « sans cholestérol » sur une huile végétale. Le procédé est d’autant plus efficace qu’il est exact : il détourne le regard de la seule ligne qui compte ici, celle des sucres.
Nous ne sommes pas juristes et il revient à l’administration — en France, la DGCCRF — d’apprécier au cas par cas si une mention induit en erreur. La règle de conduite reste simple : une mention dont le seuil est atteint parce que le nutriment est absent par nature n’apprend rien à personne.
À 26 kcal aux 100 ml, la citronnade rate en revanche de peu la mention « faible valeur énergétique », dont le seuil est de 20 kcal pour 100 ml sur un liquide — et non 40 kcal, seuil réservé aux solides. Il faudrait descendre à environ 40 g de sucre pour y arriver. Aucune allégation sur les sucres n’est possible non plus, ni aucune de celles du règlement (UE) n° 432/2012 réservées aux succédanés de sucre : le sucre de fleur de coco est un sucre.
La version à la stévia, elle, obtiendrait sans peine « faible valeur énergétique » et « faible teneur en sucres ».
Conservation
Trois jours au réfrigérateur, en carafe couverte. Le jus de citron s’oxyde et perd son mordant au-delà. La menthe filtrère évite l’amertume qu’une feuille laissée à macerer finit par donner.
Questions fréquentes
Puis-je réduire le sucre à 40 g ?
Oui, et c’est ce que nous ferions : on tombe à 32 calories le verre, la citronnade reste franchement sucrée, et l’acidité du citron ressort mieux. La perception du sucré baisse beaucoup avec le froid : goûtez après réfrigération, jamais avant.
Un mélange sucre de coco et stévia ?
C’est le meilleur compromis pour une boisson : 20 g de sucre de fleur de coco pour la couleur ambrée et la rondeur, et de la stévia pour le reste du sucré. On descend sous 20 calories le verre en gardant ce que le sucre apporte en bouche.
La citronnade est trouble.
C’est normal : le sucre de fleur de coco est brun et non raffiné, il donne une boisson ambrée et légèrement opaque, là où le sucre blanc donne une citronnade claire. Ce n’est pas un défaut, mais si la limpidité vous importe, ce n’est pas le bon sucre.
Avec de l’eau gazeuse ?
Oui, mais ajoutez-la au moment de servir, sinon la boisson est plate. Préparez un sirop concentré avec toute la dose de sucre et de gingembre dans 200 g d’eau, et allongez chaque verre au moment voulu.
Recette publiée le 23 août 2026. Les valeurs du sucre de fleur de coco ne proviennent pas de Ciqual : leur source est indiquée sous le tableau nutritionnel. Les versions au sucre blanc, au xylitol et à la stévia sont recalculées sur la même base, à pouvoir sucrant équivalent.