Le Nutri-Score se calcule à partir de sept valeurs, toutes lisibles sur une étiquette. Ce calculateur applique l’algorithme révisé de 2023, en vigueur depuis le 1er janvier 2024 pour le régime général, et affiche le détail des points plutôt que la seule lettre : une note dont on ne voit pas le calcul n’est pas vérifiable.
Calcul indicatif selon l’algorithme révisé de 2023 pour le régime général, applicable depuis le 1er janvier 2024. Le logo Nutri-Score est une marque déposée de Santé publique France : ce qui s’affiche ici n’est pas le logo officiel mais une reconstitution du calcul, détail compris.
Comment la note se construit
Le principe tient en une soustraction. Quatre composantes comptent en négatif, trois en positif ; le score est la différence, et la lettre découle du score. Plus le score est bas, meilleure est la note.
Les points négatifs
| Composante | Pas | Maximum |
|---|---|---|
| Énergie | 335 kJ | 10 points |
| Sucres | 3,4 g | 15 points |
| Acides gras saturés | 1 g | 10 points |
| Sel | 0,2 g | 20 points |
La révision de 2023 a durci deux de ces lignes : les sucres passent de 10 à 15 points possibles, le sel de 10 à 20. C’est la principale raison pour laquelle certains produits ont perdu une lettre sans changer de recette.
Les points positifs
| Composante | Barème | Maximum |
|---|---|---|
| Protéines | 2,4 g par point, puis 14 et 17 g | 7 points |
| Fibres | 3,0 · 4,1 · 5,2 · 6,3 · 7,4 g | 5 points |
| Fruits, légumes, légumineuses | plus de 40 % → 1 ; plus de 60 % → 2 ; plus de 80 % → 5 | 5 points |
La règle des 11 points
Au-delà de 11 points négatifs, les protéines cessent d’être décomptées. Sans cette règle, un produit très gras, très salé et très protéiné rachetterait son score par ses seules protéines. L’exception à l’exception : un produit composé à plus de 80 % de fruits et légumes conserve ses points de protéines.
Du score à la lettre
| Lettre | Score |
|---|---|
| A | 0 ou moins |
| B | de 1 à 2 |
| C | de 3 à 10 |
| D | de 11 à 18 |
| E | 19 et plus |
L’angle mort des polyols
Voici le point qui intéresse directement ce site, et qu’il vaut mieux énoncer soi-même plutôt que de le laisser découvrir.
Les polyols ne sont pas comptés dans la ligne « sucres ». Xylitol, érythritol, maltitol et sorbitol sont des glucides, mais ce ne sont pas des sucres au sens de la réglementation, et l’algorithme ne les compte donc pas sur la ligne la plus lourdement pénalisée du barème. Ils pèsent uniquement par leur apport énergétique — 2,4 kcal par gramme, et zéro pour l’érythritol.
La conséquence est mécanique. Une confiture d’oranges au sucre obtient un score de 14, soit un D ; la même confiture au xylitol obtient un score de 1, soit un B. Deux lettres d’écart pour une seule substitution.
Cet écart est réel au sens de l’algorithme, mais il ne prouve rien sur le plan nutritionnel : il reflète une convention de calcul, pas une démonstration clinique. Le lire autrement serait se tromper soi-même.
Ce que ce calcul n’est pas
Le logo Nutri-Score est une marque déposée de Santé publique France, dont l’usage est encadré par un règlement d’usage. Ce qui s’affiche ici est une reconstitution du calcul à titre indicatif, accompagnée de son détail, et non le logo officiel.
Le Nutri-Score s’applique par ailleurs à des catégories : boissons, matières grasses ajoutées, fromages et aliments généraux ne suivent pas exactement le même barème. Ce calculateur applique le régime général, celui qui couvre la grande majorité des aliments solides.