Le Green-Score — l’ancien Éco-Score — n’est pas une mesure : c’est une transformation. La mesure, c’est l’analyse de cycle de vie conduite par l’ADEME et publiée dans la base Agribalyse, qui agrège seize indicateurs de l’empreinte environnementale européenne en un score unique EF, exprimé en millipoints par kilo de produit. Le Green-Score ne fait que convertir ce nombre en note sur 100, puis en lettre.
Cet outil applique cette conversion, et rien d’autre. Il ne calcule aucune ACV — c’est le travail de l’ADEME, pas le nôtre. Rien de ce que vous saisissez n’est envoyé au site : tout se calcule dans votre navigateur.
Repères vérifiés, à cliquer :
— / 100
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La formule, et pourquoi elle a cette forme
Le score brut vaut − 36 × ln(10x + 1) + 100, où x est le score unique EF en millipoints par kilo, puis il est borné entre 0 et 100. La lettre s'en déduit par sept seuils : A+ à partir de 90, A de 75, B de 60, C de 45, D de 30, E de 15, F en dessous.
Attention à la formule des boissons. La documentation du Green-Score en publie une seconde, − 36 × ln(100x + 1) + 150, réservée au lait, aux yaourts à boire et aux boissons végétales « du fait de leur volume plus important ». Employée sur un aliment solide, elle abaisse la note de deux crans. Le détail de cette distinction est exposé sur la page Green-Score.
Le logarithme n'est pas une coquetterie mathématique. Les impacts environnementaux des aliments s'étalent sur plus de deux ordres de grandeur : entre une salade et une viande rouge, le rapport dépasse la centaine. Sur une échelle linéaire, tous les végétaux se tasseraient au même point et la note ne distinguerait plus rien. Le logarithme étale le bas de la distribution, là où se trouve l'essentiel des aliments, et comprime le haut.
S'ajoutent ensuite des bonus et malus — système de production, saisonnalité, origine, surpêche, emballage — que cet outil laisse à votre appréciation puisqu'ils dépendent du produit réel, pas de sa catégorie.
L'erreur qui fausse tout : l'unité
Un facteur mille entre millipoints et points ne se voit pas dans le résultat : il se voit dans la lettre, et il la rend absurde. L'outil signale les valeurs qui sortent de l'intervalle où vivent les aliments réels — de 0,02 pour les plus légers à 3,35 pour le steak haché à 5 %, qui est le plus lourd de la base. Vérifiez toujours votre échelle contre un aliment dont la valeur est connue avant de vous fier à un calcul : les six repères cliquables sont là pour ça.
Ce que cet indicateur ne dit pas
Aucun affichage environnemental alimentaire n'est officiel en France. La loi Climat et Résilience de 2021 a posé le cadre d'un « coût environnemental » ; pour le textile la méthode est arrêtée, pour l'alimentaire elle ne l'était toujours pas en 2026. Le Green-Score et le Planet-Score sont des initiatives privées et volontaires, qui ne mesurent pas la même chose et ne classent pas dans le même ordre.
Et un piège propre aux édulcorants : l'unité fonctionnelle décide de tout. Un édulcorant intense passe d'un impact énorme au kilo à un impact dérisoire au kilo d'équivalent-sucre, puisqu'il sucre deux à trois cents fois plus. Un polyol, qui sucre à un pour un, n'a droit à aucune remise de ce genre : sa note en masse est sa note en pouvoir sucrant. Quiconque compare des édulcorants sans dire dans quelle unité il raisonne fabrique le résultat qu'il souhaite.
Les autres outils
- Analyser ma recette — composition, Nutri-Score et substituts, à partir d'un texte de recette collé.
- Calculateur de Nutri-Score — à partir d'une étiquette.
- Comparateur d'édulcorants
Sources : documentation méthodologique du Green-Score pour les deux formules et les bonus-malus ; code source d'Open Food Facts pour les seuils des sept lettres ; charte des couleurs du Green-Score. Les valeurs de référence viennent de la base AGRIBALYSE® de l'ADEME. Outil publié le 25 août 2026.