Confiture d’oranges au xylitol

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Aller à la recetteLes ingrédients, puis les étapes. Ce qu’il faut savoir avant de doser est juste au-dessus de la liste.

Avant de cuisiner : le xylitol est toxique pour le chien, même en petite quantité. Un pot de confiture au xylitol laissé à sa portée est un danger réel. Ce qu’il faut savoir et que faire en urgence →

Une confiture d’oranges où le sucre est remplacé par du xylitol. Elle est bonne, elle est franche, elle contient sept fois moins de sucres qu’une marmelade ordinaire — mais elle ne se comporte pas comme une confiture au sucre, et cette page existe surtout pour dire pourquoi.

Cette recette a été entièrement revue en août 2026, et elle a changé sur un point essentiel : elle contient désormais de la pectine. Vingt-deux commentaires se sont accumulés sur cette page depuis 2012, et ils posaient tous, sous une forme ou une autre, les trois mêmes questions : est-ce que ça prend, est-ce que ça se garde, pourquoi ça cristallise. La version d’origine, sans gélifiant, ne pouvait pas prendre. Nous ne l’avions jamais dit.

Confiture · cuisine françaiseLecture 12 min

Préparation
30 min
Cuisson
45 min
Macération
12 h
Total
13 h 15
Pour
environ 700 g, soit 4 à 5 petits pots
Difficulté
moyen
Coût
moyen

Outils de la recette

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Sur cette page

Ingrédients

  • 1 kg d’oranges non traitées, soit environ 650 g de chair une fois pelées à vif — gardez les zestes de trois d’entre elles
  • 300 g de xylitol Attention : le xylitol est toxique pour le chien
  • le jus d’un citron (environ 50 g)
  • 15 g de pectine pour préparations allégées en sucre — type Vitpris ou équivalent. Pas de pectine ordinaire, voir l’encadré
  • 150 ml d’eau

Le xylitol est toxique pour le chien, même en petite quantité. Ne laissez ni le pot, ni le récipient, ni les restes à sa portée. Ce qu’il faut savoir et que faire en urgence.

Végétalien Sans ingrédient contenant du gluten Sans ingrédient laitier

Aucun des quatorze allergènes de l’annexe II du règlement (UE) n° 1169/2011 n’est apporté par les ingrédients de cette recette.

Déclaration déduite automatiquement de la liste des ingrédients. Elle porte sur les ingrédients eux-mêmes : en cuisine domestique, la contamination croisée ne peut pas être exclue, et la mention réglementée « sans gluten » suppose une teneur contrôlée inférieure à 20 mg/kg. Vérifiez toujours les étiquettes de vos produits.

Vérifiez toutefois l’emballage de votre pectine : certaines préparations du commerce contiennent du dextrose de blé.

Dans une confiture, le sucre fait trois choses. Le xylitol n’en fait qu’une.

Le saccharose sucre, il fait prendre en gelée avec la pectine du fruit, et il conserve en abaissant l’activité de l’eau — c’est pourquoi une confiture classique se garde des mois en placard. Le xylitol ne fait que sucrer. Il n’a pas le pouvoir gélifiant du sucre, et il n’a pas son pouvoir conservateur.

D’où les deux corrections de cette recette : une pectine pour préparations allégées en sucre, conçue pour gélifier sans forte concentration sucrée — la pectine ordinaire, elle, ne prendra pas — et une conservation courte, au froid. Prolonger la cuisson en espérant que ça prenne ne donne rien : on obtient un sirop réduit, pas une gelée.

Préparation

  1. Laver soigneusement les oranges. Prélever le zeste de trois d’entre elles en fines lanières, sans le blanc, qui est amer.
  2. Blanchir les zestes trois fois : les plonger dans l’eau bouillante une minute, égoutter, recommencer avec de l’eau fraîche. Cette étape retire l’amertume et attendrit ; c’est elle qui remplace les longues heures de cuisson de la recette d’origine.
  3. Peler les oranges à vif et prélever la chair en retirant les membranes et les pépins. Vous devez obtenir environ 650 g.
  4. Réunir chair, zestes, jus de citron et 250 g du xylitol dans un saladier, couvrir et laisser macérer une nuit au frais.
  5. Le lendemain, verser le tout dans une bassine à confiture avec les 150 ml d’eau. Porter à ébullition, puis laisser mijoter à feu moyen 40 minutes en remuant régulièrement.
  6. Mélanger la pectine avec les 50 g de xylitol restants, dans un bol, à sec. C’est indispensable : versée seule dans le chaud, la pectine forme des grumeaux qui ne se défont plus.
  7. Verser ce mélange en pluie dans la préparation bouillante, sans cesser de remuer, et maintenir l’ébullition une minute pleine. En deçà, la pectine ne s’active pas.
  8. Vérifier la prise : une cuillerée versée sur une soucoupe sortie du congélateur doit se figer en quelques secondes. Si elle reste liquide, prolongez l’ébullition trente secondes, pas davantage.
  9. Mettre en pots stérilisés — cinq minutes dans l’eau bouillante — remplir à ras, fermer et retourner les pots quelques heures.

Le petit plus

  • Un peu de jus de citron en plus gêne la cristallisation. C’est le remède au phénomène décrit plus bas, et il ne coûte rien.
  • Ne cherchez pas la couleur ambrée. Le xylitol ne caramélise pas : cette marmelade reste claire là où une confiture au sucre roussit. Ce n’est pas un défaut de cuisson.
  • Gingembre frais râpé, badiane ou cannelle ajoutés à la macération : l’orange les porte très bien, et ils compensent la rondeur que le sucre apportait.

Ce que valent vraiment les chiffres

Le tableau ci-dessous est calculé à partir de la table Ciqual 2025 de l’ANSES, sur la chair d’orange, le jus de citron et le xylitol. Les zestes et la pectine n’y figurent pas : la table ne donne pas leur composition. Ils apportent des fibres qui ne sont donc pas comptées, et la teneur en fibres indiquée est un minimum.

Déclaration nutritionnelle

 Pour 100 gPar part (20 g)Total pour 35 parts
Énergie144 kcal29 kcal1 008 kcal
Matières grasses0,5 g0,1 g3,4 g
  dont acides gras saturés0,0 g0,0 g0,1 g
Glucides51 g10 g355 g
  dont sucres7,2 g1,4 g51 g
  dont polyols43 g8,7 g303 g
Fibres alimentaires2,5 g0,5 g18 g
Protéines0,7 g0,1 g5,1 g
Sel0,02 g0,00 g0,11 g

Si vous changez le nombre de parts ci-dessus, seule la dernière colonne bouge — et c’est normal : doubler la recette double le gâteau, pas la part. Les deux premières colonnes décrivent le gâteau lui-même, elles ne dépendent pas du nombre de convives.

Valeurs calculées à partir des ingrédients, pour 35 parts : 1 000 g de préparation crue, 300 g d’eau évaporée à la cuisson, soit 700 g dans le plat. La cuisson n’enlève que de l’eau : les nutriments, eux, sont tous là. Ces valeurs ne remplacent pas une analyse en laboratoire et varient selon les marques employées.

Ingrédients absents de la table Ciqual — leurs valeurs viennent d’ailleurs, et nous le signalons plutôt que de le taire :

  • Xylitol (E967) — Règlement (UE) n° 1169/2011, annexe XIV : coefficient de conversion des polyols, 2,4 kcal/g. Polyol pur.

Source des compositions : Table de composition nutritionnelle Ciqual 2025, ANSES, version 2025-11-03, sous Licence Ouverte / Open Licence (Etalab).

Nutri-Score calculé

Le détail du calcul. Points négatifs : énergie 1, sucres 2, acides gras saturés 0, sel 0 — soit 3. Points positifs : protéines 0, fibres 0, fruits et légumes 2 (65 % de la recette) — soit 2. Score : 1, ce qui donne un B.

Une réserve importante, et elle joue en notre faveur. Le Nutri-Score ne compte pas les polyols dans les sucres : il lit la ligne « sucres » de la déclaration nutritionnelle, dont le xylitol est exclu. Cette recette en contient 43 g pour 100 g, qui n’entrent nulle part dans le calcul ci-dessus, sinon par leur apport énergétique. Sa note est donc meilleure que celle de la même recette au sucre, pour une raison qui ne dit rien de sa tolérance digestive. Nous préférons l’écrire que de laisser la lettre parler seule.

Calcul effectué par nos soins selon l’algorithme révisé de 2023, à partir des valeurs du tableau ci-dessus. Ce n’est pas le logo officiel — le Nutri-Score est une marque déposée de Santé publique France, dont l’apposition est encadrée par un règlement d’usage et destinée aux produits préemballés. Il s’agit ici d’un repère indicatif sur une recette de cuisine, non d’un étiquetage.

IndicateurRésultatÉtat
Score unique EF (Agribalyse)en attente
Émissions de gaz à effet de serre0,0 kg CO₂ eq par partcalculé sur 100 % de la recette, dont une part estimée
Bonus et malus du Green-Score — production, saison, origine, emballageen attente
Planet-Score — climaten attente
Planet-Score — santé environnementale (pesticides)clos sans objet — référentiel non public
Planet-Score — biodiversitéen attente
Planet-Score — bien-être animalsans objet — moins de 5 % d’ingrédients animaux, ou aucun

1 ligne renseignée sur 7. Ce tableau n’est pas un affichage officiel et n’a pas vocation à en devenir un : aucun affichage environnemental alimentaire n’est officiel en France, la méthode prévue par la loi Climat et Résilience n’étant pas arrêtée pour l’alimentaire. La lettre ci-dessus est un calcul indicatif, publié avec ses hypothèses : une lettre se recopie sans elles, un tableau d’avancement, non.

Ingrédients sans score unique : Xylitol (E967). Ils sont exclus du score EF et du Green-Score, et leur masse compte comme non couverte. Rien n’est estimé à leur place.

Climat estimé, score unique inconnu : Xylitol (E967) : 2,5 à 5 kg CO₂ eq par kilo, estimation encadrée du site, reconstruite par analogues industriels publiés (Blanco 2020, Akmalina 2019, Dasgupta 2021) — le détail du calcul. Ces ingrédients entrent dans la ligne des gaz à effet de serre, et dans elle seule : leur masse est comptée hors couverture pour le score unique comme pour le Green-Score, faute de connaître les quinze autres indicateurs.

Comparée à la même confiture au sucre blanc

Pour 100 gAu xylitolAu sucre blanc
Énergie144 kcal213 kcal
Sucres7,2 g50,1 g
Polyols (xylitol)43,3 g0 g
Fibres2,5 g au moins2,5 g au moins

Mêmes proportions, 300 g de sucre blanc à la place des 300 g de xylitol, calculé avec les mêmes données Ciqual. La comparaison est prudente : une marmelade traditionnelle emploie plutôt 1 kg de sucre pour 1 kg de fruits, et dépasse alors 250 kcal pour 100 g.

Ici, contrairement aux gâteaux, l’écart est réel : 32 % de calories en moins, et sept fois moins de sucres. La raison est simple : dans une confiture, la matière sucrante est la recette. Il n’y a ni beurre ni farine pour diluer l’effet du remplacement. C’est l’emploi du xylitol où le gain est le plus net — et cela mérite d’être dit, puisque nos pages de gâteaux disent l’inverse.

Les mentions que ces chiffres autorisent

  • Sans sucres ajoutés — aucun mono- ou disaccharide n’est ajouté, le xylitol étant un polyol et non un sucre. La mention doit être suivie de la précision réglementaire : contient des sucres naturellement présents. Ces 7,2 g pour 100 g sont ceux de l’orange.
  • Faible teneur en matières grasses — 0,5 g pour 100 g, le seuil étant de 3 g. C’est vrai, mais c’est vrai de toutes les confitures.

« Faible valeur énergétique » supposerait moins de 40 kcal pour 100 g : on en est à 144. Et « source de fibres » demanderait 3 g pour 100 g, contre 2,5 g comptés — les zestes en apportent très probablement assez pour franchir le seuil, mais nous ne pouvons pas le chiffrer, donc nous ne l’écrivons pas.

Une cuillerée de 20 g apporte 8,7 g de xylitol. Deux tartines généreuses en apportent une vingtaine. C’est le seuil à partir duquel ballonnements et inconfort intestinal deviennent fréquents chez qui n’est pas habitué aux polyols. Une confiture se consomme sans y penser, souvent le matin et l’estomac vide : c’est probablement la préparation au xylitol où il est le plus facile de dépasser sa tolérance sans s’en rendre compte. Introduisez-la progressivement.

Substitutions

  • Les oranges — un mélange orange et pamplemousse rose, ou une part d’orange amère, se conduit de la même façon à poids égal de chair. L’orange amère demande un blanchiment de plus, quatre eaux au lieu de trois, faute de quoi l’amertume domine tout.
  • Le jus de citron — le citron vert convient, même poids, avec un parfum plus vif. Il n’est pas facultatif : c’est lui qui donne à la pectine le milieu acide dont elle a besoin, et c’est aussi lui qui gêne la cristallisation décrite plus bas.
  • La pectine allégée — l’agar-agar peut la remplacer, aux doses et avec les réserves indiquées dans les questions fréquentes. Il se délaie lui aussi à sec dans une partie du xylitol avant d’être versé en pluie, sans quoi il fait des grumeaux.
  • Le xylitol — l’érythritol est utilisable, mais deux choses changent : son pouvoir sucrant est inférieur d’un tiers, il en faut donc davantage pour le même goût, et il recristallise encore plus volontiers au froid. Le dépôt de cristaux dans le pot, déjà fréquent ici, devient la règle.
  • La quantité de sucrant — vous pouvez descendre en dessous des 300 g sans compromettre la prise, puisque c’est la pectine qui gélifie et non le sucrant. La marmelade sera simplement plus franche, plus acide, et le dépôt de cristaux moins probable.
  • Ce qui ne marche pas : la pectine ordinaire, qui exige une forte concentration en saccharose pour prendre — elle ne prendra pas ici. Ni le miel ni le sirop d’agave, qui sont des sucres et annulent l’objet de la recette. Ni, surtout, l’idée de faire prendre la confiture en la cuisant plus longtemps : le xylitol ne donne pas de sirop cuit qui tient, il recristallise. On obtient un sirop réduit, jamais une gelée.

Conservation, avance et congélation

C’est le point délicat de cette recette, et il faut le prendre au sérieux. Le sucre d’une confiture ordinaire est un conservateur ; le xylitol n’en est pas un. Les pots stérilisés et remplis à ras se gardent au réfrigérateur, et une fois ouverts, quelques semaines au plus, toujours au froid. Prenez toujours dans le pot avec une cuiller propre et sèche : une cuiller à beurre ou humide y laisse de quoi lancer une moisissure. Au moindre voile en surface, à la moindre odeur fermentaire ou au moindre couvercle bombé, le pot se jette entier — on ne récupère pas le dessous.

Ce qui se prépare à l’avance. Presque tout, et c’est confortable. Les zestes se blanchissent la veille et se gardent au frais dans un peu de leur eau. La macération d’une nuit n’est pas une contrainte mais une commodité : elle peut durer jusqu’à vingt-quatre heures au réfrigérateur sans dommage. Seule la fin — pectine, minute d’ébullition, mise en pots — doit s’enchaîner sans interruption, la pectine prenant en refroidissant.

La congélation est ici la meilleure réponse, et de loin, puisqu’elle remplace la conservation que le sucrant n’assure pas. Remplissez des petits pots ou des boîtes aux trois quarts seulement, la préparation gonflant en gelant. Décongelez au réfrigérateur, jamais à température ambiante. Attendez-vous à une texture légèrement plus lâche après décongélation et à un peu d’eau en surface : un tour de cuiller suffit à la réhomogénéiser. Ne recongelez pas un pot décongelé.

Le réchauffage ne concerne que le rattrapage : une marmelade trop prise se détend en la chauffant doucement avec une cuiller à soupe d’eau. Une marmelade pas assez prise, en revanche, ne se rattrape qu’à chaud et avec un complément de pectine délayée à sec — la recuire seule ne fera que la réduire.

Le matériel

  • Une balance de cuisine — le xylitol se pèse et ne se dose pas au verre : la recette en sépare deux portions, dont l’une sert uniquement à délayer la pectine à sec. La pectine elle-même se pèse au gramme près ; un sachet entier versé à l’œil donne une marmelade caoutchouteuse.
  • Une bassine à confiture ou une large sauteuse à fond épais — large pour que l’eau s’évapore vite, épaisse parce que la préparation attache facilement en fin de cuisson quand elle s’est concentrée.
  • Un zesteur ou un économe bien affilé, pour prendre le zeste sans le blanc. C’est le geste qui décide de l’amertume finale, avant même les trois blanchiments.
  • Un couteau bien aiguisé pour peler à vif et lever la chair sans écraser les quartiers.
  • Une soucoupe au congélateur, mise à refroidir dès le début : c’est le seul test de prise fiable, et il faut qu’elle soit déjà très froide au moment où on en a besoin.
  • Des pots à couvercle qui ferme bien et de quoi les ébouillanter, plus un entonnoir à confiture ou une petite louche : remplir à ras sans salir le col du pot compte davantage ici qu’avec une confiture ordinaire, faute de sucre pour protéger le joint.

Questions fréquentes

Combien de temps se conserve-t-elle ?
Nettement moins qu’une confiture au sucre, et c’est le point faible de l’exercice. Pots stérilisés, quelques semaines au réfrigérateur une fois ouverts, ou congélation. Des mois en placard, comme une confiture ordinaire, n’est pas à conseiller : le xylitol n’abaisse pas l’activité de l’eau comme le fait le saccharose, et rien n’empêche le développement microbien.

Des cristaux se forment dans le pot au réfrigérateur, est-ce normal ?
Oui, une lectrice l’avait signalé dès 2016. Le xylitol est bien moins soluble à froid qu’à chaud : la confiture, saturée au moment de la cuisson, devient sursaturée au froid et l’excédent recristallise — d’autant plus vite qu’un pépin ou un grain sert d’amorce. Trois choses aident : ne pas dépasser 300 à 400 g de xylitol par kilo de fruits, ajouter du jus de citron, et conserver le pot ouvert vers 8-10 °C plutôt qu’au fond du réfrigérateur. Le phénomène est sans danger : c’est du xylitol, simplement redevenu cristal.

Peut-on utiliser du Vitpris ou de l’agar-agar ?
Vitpris oui, dans sa version pour préparations allégées en sucre. Agar-agar oui également, à raison de 2 à 4 g par kilo de préparation, porté à ébullition au moins trente secondes pour s’activer ; il donne une texture plus tranchante, moins nappante, et il supporte mal les milieux très acides.

Faut-il du xylitol en poudre ou cristallisé ?
Cristallisé convient très bien ici, puisque tout est dissous à chaud. C’est dans les préparations froides — mousses, crèmes fouettées — que la poudre fine s’impose.

Peut-on la faire en machine à pain ?
Oui, le programme confiture accepte le xylitol. Mêmes deux réserves : pectine allégée obligatoire, et conservation courte au réfrigérateur.

Le temps de cuisson est-il plus long à cause du xylitol ?
Non. Ce qui est long dans une marmelade, c’est l’attendrissement des zestes et l’évaporation. Le blanchiment en trois eaux de l’étape 2 raccourcit considérablement l’affaire par rapport à la version de 2011, qui demandait une à deux heures.

Recette publiée le 27 juillet 2011, entièrement reprise le 21 août 2026 : ajout d’une pectine sans laquelle la préparation ne pouvait pas prendre, quantités pesées, blanchiment des zestes, valeurs nutritionnelles calculées et mise en garde sur la conservation. Merci aux vingt-deux lecteurs qui ont posé les bonnes questions pendant quatorze ans — ce sont leurs commentaires qui ont écrit cette page.

À servir avec, ou à essayer ensuite

Choisies parmi les recettes au même sucrant, faute d’un choix éditorial enregistré pour cette page.

Jennifer K.

Jennifer s’intéresse avec passion aux grandes questions liées à la nutrition et à l’alimentation, et contribue activement aux articles de fond de *Sucres et Alternatives*. Curieuse, exigeante et attentive aux détails, elle met également son savoir-faire au service de la cuisine en testant les recettes élaborées à partir des différentes alternatives au sucre, afin d’en apprécier aussi bien la justesse que les qualités gustatives. Passionnée de gastronomie, Jennifer porte une attention particulière au plaisir de manger, à la qualité des ingrédients et à l’équilibre des saveurs. Entre curiosité culinaire et intérêt pour la nutrition, elle contribue ainsi à faire de *Sucres et Alternatives* un espace où l’information, l’expérimentation et le plaisir de la table se rencontrent.

22 réflexions au sujet de “Confiture d’oranges au xylitol”

  1. Bonjour,
    Pour les confitures, faut-il utiliser du xylitol en poudre ou cristallisé ?
    Par ailleurs, pour une confiture de fraise par exemple, combien de temps faut-il faire cuire le mélange fruit/xylitol ?
    Faut-il rajouter du gélifiant ?
    Merci pour ces précisions.

    Répondre
    • Bonjour,

      Il faut utiliser du xylitol cristallisé.

      Après la recette reste la même, la seule chose à prendre en compte est que le xylitol a un pouvoir plus sucrant une fois qu’il a été cuit.

      Répondre
  2. Bonjour,
    pourriez-vous donner la quantité de xylitol en gramme plutôt qu’en cuillères ?
    pourquoi le temps de cuisson est-il si long ? cela prend-il moins avec du xylitol qu’avc du sucre ?
    merci

    Répondre
    • Bonjour Kris, et pardon pour ce délai. Sur les quantités : une cuillerèe à soupe de xylitol pèse environ 12 g, une cuillerèe à café environ 4 g. Les recettes du site sont en cours de reprise et passent au poids, plus fiable. Sur la cuisson : elle n’est pas plus longue à cause du xylitol. Ce qui est long dans une confiture d’oranges, c’est l’attendrissement des écorces et l’évaporation. Une nuance toutefois : le xylitol ne fait pas prendre en gelée, et prolonger la cuisson en espérant la prise ne donnera rien — il faut une pectine pour préparations allégées en sucre.

      Répondre
  3. Bonjour,

    J’aimerais savoir si les confitures au xylitol se conservent aussi bien que les confitures au sucre. Sinon, faut-il les garder au frigo ? Combien de temps peut-on les conserver ?

    Merci d’avance

    Répondre
    • Bonjour Anne, et pardon pour ce délai. Non, elles se conservent nettement moins bien. Le sucre d’une confiture classique ne fait pas que sucrer : à forte concentration, il abaisse l’activité de l’eau et empêche le développement microbien. Le xylitol n’a pas ce pouvoir conservateur. Une confiture au xylitol demande donc des pots stérilisés, se garde au réfrigérateur après ouverture et se consomme dans les semaines qui suivent — ou se congèle. Des mois en placard, comme une confiture ordinaire, ce n’est pas à conseiller.

      Répondre
  4. Est ce qu’alors il serait préférable de ne pas avaler le pot de confiture, ou trop de gateau etc…quand on cuisine avec le xylitol, par crainte de diarrhée puisque c’est la seule contre indication du Xylitol…?

    Répondre
    • Bonjour Odile, et pardon pour ce délai. Votre question tombe juste, et la réponse est oui : c’est bien la quantité totale ingérée qui compte, pas la forme sous laquelle elle arrive. Un pot de confiture au xylitol représente vite plusieurs dizaines de grammes de polyols, largement au-dessus du seuil de tolérance habituel. Deux points utiles : la tolérance s’améliore généralement avec une introduction progressive sur plusieurs semaines, et elle est meilleure quand la dose est répartie plutôt que concentrée. Une précision enfin : l’effet laxatif n’est pas la seule chose à connaître sur le xylitol — il est aussi toxique pour le chien, et une confiture laissée à portée serait un vrai danger pour lui.

      Répondre
  5. Bonjour Madame,
    Je viens tout juste de découvrir que XYLITOL remplace avantageusement le sucre, dont j’ai tellement de mal à me priver, pour m’éviter le diabète.
    Ce produit a-t-il un bon goût , ressemblant à celui du sucre ?
    Dans les confitures, peut-on utiliser normalement du Vitpris ?
    Est-ce bien vrai que Xylitol n’a, jusqu’à présent, aucune contre indication médicale, après un cancer ?
    Merci de votre réponse, avant que je l’achète pour l’employer tous les jours.
    Bien cordialement.
    Chantal C.

    Répondre
    • Bonjour Chantal, et pardon pour ce délai. Trois réponses, dont une mise en garde. Sur le goût : le xylitol sucre comme le sucre, avec une sensation de fraîcheur en bouche que certains apprécient et d’autres non, surtout dans le café chaud. Sur le Vitpris : oui, mais choisissez la version pour préparations allégées en sucre, la pectine ordinaire ayant besoin d’une forte concentration en sucre pour gélifier ; et la conservation sera plus courte qu’avec du sucre. Sur le cancer, en revanche, la formulation de votre question appelle une correction : ce n’est pas parce qu’un produit n’a « aucune contre-indication » qu’il conviendrait à votre situation. Après un cancer, l’alimentation se construit avec l’oncologue ou le diététicien qui vous suit, pas avec un site. Un dernier point important : le xylitol n’empêche pas le diabète, il remplace simplement le sucre d’une préparation.

      Répondre
  6. Je decouvre le xylitol. Pourriez vous me dire si ce sucre caramelise et si on peut faire une meringue italienne avec (si oui comment) ? Merci d’avance

    Répondre
    • Bonjour Rapha, et pardon pour ce délai. Deux fois non, et il vaut mieux le savoir avant d’essayer. Le xylitol ne caramélise pas : étant hydrogéné, il n’a plus de groupement carbonyle libre, donc ni caramélisation ni réaction de Maillard. Chauffé, il fond, reste transparent, puis se dégrade en fumant. Et la meringue italienne repose précisément sur un sirop de sucre cuit à 118-121 °C versé sur les blancs : le xylitol commence à se dégrader dans cette plage et, très hygroscopique, il empêche la meringue de sécher. Le résultat reste mou. La page caramel a été entièrement réécrite à ce sujet.

      Répondre
    • Bonjour, et pardon pour ce délai. Sur la conservation : nettement moins longtemps qu’une confiture classique, le xylitol n’ayant pas le pouvoir conservateur du saccharose. Pots stérilisés, puis réfrigérateur après ouverture et consommation dans les semaines qui suivent, ou congélation. Sur l’agar-agar : oui, il fonctionne, à raison de 2 à 4 g par kilo de préparation, porté à ébullition au moins trente secondes pour s’activer. Il donne une texture plus tranchante, moins nappante que la pectine, et il n’aime pas les milieux très acides.

      Répondre
  7. bonjour, j’ai essayé recemment de la confiture et de la gelée au xylitol, le résultat est parfait et délicieux, mais lorsque je laisse mes pots au réfrigérateur (après les avoir ouverts- je ne mange pas un pot d’un coup), il se forme des cristaux qui grossissent de jour en jour, surtout sur les groseilles et framboises… Avez vous une explication ? ou une technique pour les éviter ? Merci pour votre réponse, et bravo pour votre site. Cordialement

    Répondre
    • Bonjour Martine, et pardon pour ce délai. L’explication tient à la solubilité : le xylitol est bien moins soluble à froid qu’à chaud. Votre confiture, saturée au moment de la cuisson, devient sursaturée au réfrigérateur, et l’excédent recristallise lentement — d’autant plus vite qu’un grain de départ, un pépin de framboise ou de groseille par exemple, sert d’amorce à la cristallisation. Trois choses aideraient : réduire la proportion de xylitol, autour de 300 à 400 g par kilo de fruits ; ajouter un peu de jus de citron, l’acidité gênant la cristallisation ; et conserver les pots ouverts plutôt à 8-10 °C qu’au fond du réfrigérateur. Le phénomène est sans danger : c’est du xylitol, simplement redevenu cristal.

      Répondre
    • Bonjour, et pardon pour ce délai. Les troubles digestifs sont l’effet indésirable le plus courant des polyols : peu absorbés dans l’intestin grêle, ils appellent l’eau puis sont fermentés par la flore du côlon. Deux choses aideraient : augmenter les quantités très progressivement sur plusieurs semaines, la tolérance s’améliorant généralement, et ne pas concentrer la dose sur une seule prise. La tolérance reste toutefois très variable d’une personne à l’autre, et certaines ne s’y font jamais. Les quantités conseillées.

      Répondre
    • Bonjour Elisabeth, et pardon pour ce délai. Non, pas longtemps, et c’est le point faible de la confiture au xylitol. Le sucre y joue trois rôles : il sucre, il fait prendre en gelée avec la pectine, et il conserve en abaissant l’activité de l’eau. Le xylitol n’assure que le premier. Une confiture au xylitol se stérilise, se garde au réfrigérateur après ouverture et se consomme dans les semaines qui suivent, ou se congèle. Des mois en placard, comme une confiture classique, ce n’est pas à conseiller.

      Répondre
    • Bonjour, et pardon pour ce délai. Oui, la machine à pain accepte le xylitol pour un programme confiture. Deux précautions : utiliser une pectine pour préparations allégées en sucre, car le xylitol ne fait pas prendre en gelée, et prévoir une conservation courte, au réfrigérateur. À noter aussi que le xylitol ne caramélise pas : la confiture restera plus claire qu’à l’habitude.

      Répondre

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Facultatif. Une note n’a de valeur que si vous avez réellement essayé la recette — c’est aussi ce qu’exigent les moteurs de recherche.