Xylitol et cuisson : ce que la chaleur change, et ce qu’elle ne change pas

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Avant de cuisiner : le xylitol est toxique pour le chien, même en petite quantité. Une pâte crue laissée à portée de museau, une casserole qui refroidit sur le plan de travail, et l’accident est là. Ce qu’il faut savoir et que faire en urgence →

Tasse en verre remplie de xylitol vue de dessus, un bâtonnet en bois planté dedans et une étiquette manuscrite attachée à l'anseOui, le xylitol se cuit. Au four, il ne pose aucun problème : il est stable bien au-delà des températures qu’atteint une pâte. Il se substitue au sucre poids pour poids, sans recalcul. Et la cuisson ne modifie ni son goût, ni son pouvoir sucrant, ni son indice glycémique.

Ce qui change est ailleurs : il ne brunit pas, il refroidit la bouche, il retient l’eau, il recristallise en refroidissant, et il abaisse deux fois plus le point de congélation. Cette page dit pourquoi, avec les chiffres, et ce que cela implique préparation par préparation.

Sur cette page

Les seuils de température

TempératureCe qui se passe
jusqu’à 92 °Crien. Le xylitol reste solide, ou dissous s’il y a de l’eau.
92 à 96 °Cil fond. Le sucre, lui, attend 185 °C. On obtient un sirop parfaitement limpide et incolore.
96 à 190 °Crien de visible. Pas de couleur, pas d’odeur, pas d’arôme. Le liquide reste clair.
216 °Cébullition.
au-delà de 200 °Cdégradation thermique. Fumée âcre, goût brûlé. Ce n’est pas du caramel, c’est de la décomposition. L’analyse thermogravimétrique la situe autour de 240 °C, mais elle commence avant.
au refroidissementrecristallisation en masse dure et opaque.

Le four ne pose donc aucun problème. Un four à 180 °C ne chauffe pas la préparation à 180 °C : tant qu’il reste de l’eau dans la pâte, le cœur plafonne autour de 100 °C. Seule la croûte monte plus haut, et elle est sèche. Un gâteau, un flan, un clafoutis, un crumble : le xylitol y ressort intact.

La casserole, elle, est le vrai danger. Du xylitol chauffé à sec franchit 200 °C en quelques secondes, sans que rien ne prévienne — puisqu’il ne colore pas d’abord. Une lectrice nous a écrit avoir vu sa cuillère en bois brûler « alors que j’étais sur feu doux » : le fond de la casserole était bien au-delà de ce que suggérait la flamme, et la fumée qu’elle décrit était celle de la décomposition. Ne chauffez jamais du xylitol seul dans une casserole. Ajoutez toujours de l’eau, du lait ou de la crème.

La règle de substitution : un pour un

Le pouvoir sucrant du xylitol est égal ou très proche de celui du saccharose — la littérature le situe entre 0,8 et 1,0. Cent grammes de xylitol remplacent cent grammes de sucre. C’est sa principale commodité par rapport aux édulcorants intenses : aucun recalcul, aucune masse à compenser.

La cuisson ne change pas cette règle. Une étude publiée en 2026 dans Foods a remplacé intégralement le saccharose par du xylitol, poids pour poids, dans des biscuits complets : le jury a noté la perception sucrée du xylitol au même niveau que celle du sucre, et les auteurs relèvent qu’il a été « très bien noté, principalement pour sa douceur perçue ». Aucune donnée ne documente une hausse du pouvoir sucrant à la chaleur.

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Ce que la chaleur ne change pas

  • Le goût. Le xylitol n’a pas d’arrière-goût propre — ni amertume, ni note réglissée, contrairement à la stévia. Il ressort du four comme il y est entré.
  • L’indice glycémique. Une lectrice nous demandait si la cuisson le fait monter : non. La molécule est stable jusqu’à sa fusion et ne se transforme en aucun sucre assimilable. Dans un gâteau, ce qui élève la glycémie, c’est la farine.
  • La charge glycémique. Avec un indice glycémique de 7 à 13 et une absorption intestinale faible, 10 g de xylitol donnent une charge glycémique inférieure à 1, contre environ 6,5 pour 10 g de sucre.
  • La stabilité chimique. Le xylitol est stable de pH 1 à 11 et ne s’oxyde pas. Une préparation acide, une stérilisation, une longue conservation : rien ne l’altère.

Ce qu’il ne fera jamais : brunir

C’est la limite principale, et elle est chimique, pas technique.

Le brunissement d’une croûte, d’un caramel ou d’un biscuit repose sur deux familles de réactions — la caramélisation et la réaction de Maillard — qui exigent toutes deux un groupement carbonyle libre sur la molécule de sucre. Le xylitol est un polyol : il provient de l’hydrogénation du xylose, opération qui consiste précisément à réduire ce carbonyle en fonction alcool. La molécule est entièrement réduite. Il ne lui reste rien pour réagir.

C’est exactement la propriété qui le rend non cariogène — les bactéries de la bouche n’ont pas davantage de prise. L’avantage dentaire et le défaut culinaire sont la même propriété.

Conséquences pratiques : vos gâteaux sortiront plus pâles. Le caramel est impossible — nous y avons consacré une page entière. Une nuance, pour être exact : dans un biscuit, la farine apporte ses propres sucres réducteurs et ses protéines, si bien qu’un brunissement faible subsiste — une étude polonaise de 2024 mesure un indice de brunissement de 20 à 45 pour le xylitol contre 26 à 73 pour le saccharose.

Pour retrouver de la couleur : dorure au jaune d’œuf, beurre noisette, farine complète, cacao, ou un peu de lait en poudre, qui apporte lactose et protéines.

Les pâtes levées : une précision qui s’impose

On lit souvent — et nous l’avons écrit nous-mêmes — qu’une pâte levée au xylitol « ne lèvera pas ». C’est excessif.

Il est vrai que Saccharomyces cerevisiae, la levure de boulanger, ne fermente pas le xylitol. Mais un pain ordinaire ne contient aucun sucre ajouté et lève parfaitement : les amylases de la farine libèrent du maltose, et c’est de cela que la levure se nourrit. Le xylitol n’apporte simplement rien à la fermentation.

Une brioche au xylitol lève donc, mais plus lentement et moins haut qu’une brioche au sucre, qui bénéficie d’un carburant immédiat. Allongez la poussée plutôt que d’augmenter la levure. La levure chimique, elle, fonctionne normalement : c’est une réaction acide-base, la levure de boulanger n’a rien à y voir.

Le paramètre que personne ne mentionne

Le xylitol pèse 152 g par mole, le saccharose 342. À masse égale, une préparation au xylitol contient donc 2,25 fois plus de molécules dissoutes.

Or plusieurs propriétés d’une solution ne dépendent pas de la masse du soluté mais de son nombre de molécules : l’abaissement du point de congélation, l’élévation du point d’ébullition, la pression osmotique, l’abaissement de l’activité de l’eau. Toutes sont donc environ deux fois plus marquées avec le xylitol.

  • Glaces et sorbets. C’est l’effet le plus visible. Un sorbet au xylitol, à dose égale, reste mou et peut ne pas prendre au congélateur domestique. Réduisez la dose de sucrant, ou acceptez une glace de type italien.
  • Sirops et sucres cuits. Les stades de cuisson sont décalés : la température d’un sirop ne dit plus la même chose sur sa concentration.
  • Confitures et compotes. L’activité de l’eau baisse davantage à masse égale — mais cela ne remplace ni le pouvoir gélifiant ni le pouvoir conservateur du saccharose, qui sont d’autres mécanismes.

La sensation de frais, en chiffres

La dissolution du xylitol est endothermique : elle prend de la chaleur à la bouche. C’est mesurable.

ÉdulcorantChaleur de dissolution
Saccharoseenviron −18 J/g
Xylitolenviron −150 J/g
Érythritolenviron −180 J/g

Huit fois le saccharose. L’effet se fait sentir là où le xylitol fond en bouche — poudre saupoudrée, glaçage, chocolat, chewing-gum. Dans une pâte cuite, il est déjà dissous : la fraîcheur y est presque imperceptible.

Une lectrice nous décrivait une crème à la vanille au « goût vraiment très amer ». Le xylitol n’est pas amer. Mais cette fraîcheur, dans une crème tiède et vanillée, se marie mal et peut être lue comme une amertume — surtout à forte concentration. Dans une crème, mieux vaut rester sous 60 g par litre, ou marier le xylitol à un arôme qui s’accommode du frais : citron, menthe, fruits rouges.

L’humidité : ce qui ramollit, ce qui colle

Le xylitol est plus hygroscopique que le saccharose, moins que le sorbitol. Il attire l’eau de l’air et la retient dans la préparation.

L’étude Foods de 2026 le mesure sur des biscuits complets, à remplacement intégral : activité de l’eau de 0,149 pour le xylitol contre 0,115 pour le saccharose, et une dureté de 73 N contre 82 N. Le biscuit au xylitol est un peu moins dur et garde davantage d’eau libre.

Traduction en cuisine :

  • Les moelleux y gagnent. Gâteaux, quatre-quarts, madeleines : ils sèchent moins vite.
  • Les croustillants y perdent. Sablés et biscuits secs ramollissent en un ou deux jours. Boîte hermétique obligatoire.
  • Les meringues ne fonctionnent pas. Une meringue tient parce que le saccharose cristallise en séchant autour du réseau protéique du blanc. Le xylitol retient l’eau au lieu de la laisser partir : la meringue reste molle, poisseuse le lendemain. Allonger le temps de four n’y change rien. Deux lectrices nous ont posé la question à deux ans d’intervalle ; la réponse est non, et il vaut mieux le dire franchement.
  • Les bonbons durs non plus. Le xylitol fondu ne fige pas en verre comme un sucre cuit : il recristallise. Les bonbons obtenus sont friables et collent à l’humidité de l’air en quelques heures. Les professionnels du sans-sucre utilisent l’isomalt (E953), qui fond vers 145-150 °C et se travaille sans cristalliser.

La recristallisation : le piège du lendemain

Au refroidissement, le xylitol dissous a tendance à recristalliser, surtout en solution concentrée et au froid. Une sauce onctueuse le soir devient granuleuse au réfrigérateur ; une pâte de fruits durcit de jour en jour jusqu’à devenir cassante.

Trois parades : ne pas saturer la solution, acidifier — un jus de citron gêne la cristallisation —, et réchauffer doucement en fouettant, ce qui remet une sauce en état.

Préparation par préparation

PréparationVerdictCe qu’il faut savoir
Gâteaux, moelleux, quatre-quartsOuiSubstitution 1:1. Plus pâles, plus moelleux, se conservent bien.
Crèmes, flans, panna cottaOui1:1. Rester sous 60 g par litre pour éviter la sensation de frais.
Compotes, coulisOui1:1. Conservation plus courte qu’au sucre : quelques jours au réfrigérateur.
Boissons chaudes et froidesOui1:1. Se dissout comme le sucre.
Sablés, biscuits secsOui, avec réserveRamollissent en un à deux jours. Boîte hermétique.
Brioches, pâtes levéesOui, avec réserveLèvent plus lentement et moins haut. Allonger la poussée.
Sorbets, glacesOui, avec réserveAbaissement du point de congélation doublé : réduire la dose, sinon ça ne prend pas.
Confitures, geléesOui, avec adaptationPectine « amidée » ou pour préparations allégées. Stérilisation des pots, réfrigérateur après ouverture.
SiropsOui, avec adaptationDissoudre sans dépasser 90 °C, épaissir hors du feu. Conserver au frais, réchauffer avant emploi.
Pâtes de fruitsDifficileRecristallise et durcit. Réduire fortement la part de xylitol au profit de la pectine et de la pulpe, acidifier.
MeringuesNonRestent molles. Pas de correctif connu.
Caramel, nougatine, sucre tiréNonImpossibilité chimique. Voir la page dédiée.
Bonbons durs, nougatsNonRecristallise, ne forme pas de verre. Utiliser l’isomalt.

Et les quantités ?

La substitution est de un pour un, mais la tolérance digestive, elle, ne suit pas le sucre. Le xylitol est incomplètement absorbé dans l’intestin grêle et fermente dans le côlon. L’ordre de grandeur communément retenu est d’environ 0,5 g par kilo de poids corporel et par jour, répartis — une trentaine de grammes pour un adulte de 70 kg — avec de grandes variations individuelles et une accoutumance progressive.

Un gâteau contenant 150 g de xylitol pour huit parts fait moins de 20 g par personne : c’est raisonnable. Un plat de bonbons est une autre affaire. Le détail des quantités journalières →

Les paramètres, en résumé

ParamètreXylitolSaccharose
FormuleC5H12O5C12H22O11
Masse molaire152,15 g/mol342,30 g/mol
Point de fusion92 à 96 °C185 °C
Point d’ébullition216 °Cse décompose
Dégradation thermiqueau-delà de 200 °Ccaramélise dès 160 °C
Pouvoir sucrant0,8 à 1,01 (référence)
Énergie2,4 kcal/g4 kcal/g
Indice glycémique7 à 1365
Chaleur de dissolution−150 J/g−18 J/g
Solubilité à 25 °C60 à 65 % en massevoisine
Stabilité en pH1 à 11hydrolyse en milieu acide
Réaction de Maillardnonoui
Fermenté par la levure de boulangernonoui

Sources

  • Glicerina V., Tatar H. D., Jeke T. E., Foligni R., Bertolino M., « Impact of Sucrose Replacement on Physicochemical Properties of Whole-Wheat Biscuits », Foods, vol. 15, n° 11, 2026, article 2032 — activité de l’eau, dureté et acceptabilité sensorielle à remplacement 1:1.
  • Rutkowska J., Baranowski D., « Effects of storage of cookies containing xylitol or sucrose on their fluorescent, antioxidative and browning properties », NFS Journal, novembre 2024 — indices de brunissement comparés.
  • « Alternatives for Sugar Replacement in Food Technology: Formulating and Processing Key Aspects », IntechOpen, 2019 — les polyols ne participent ni à la caramélisation ni à la réaction de Maillard.
  • « Reducing Added Sugars with Polyols », Food Technology Magazine, Institute of Food Technologists — chaleurs de dissolution comparées et hygroscopicité.
  • Caractérisation thermique du xylitol par calorimétrie différentielle et analyse thermogravimétrique : fusion 92-96 °C, perte de masse négligeable en dessous de 200 °C, décomposition vers 240 °C.
  • Règlement (UE) n° 1169/2011, annexe XIV — facteur de conversion énergétique des polyols, 2,4 kcal/g.
  • Règlement (CE) n° 1333/2008 — xylitol E967, isomalt E953.

Page entièrement réécrite le 22 août 2026. La version précédente, publiée en 2010, conseillait de réduire les doses de xylitol de 30 à 50 % à la cuisson : cette consigne était erronée et a été retirée.

Jennifer K.

Jennifer s’intéresse avec passion aux grandes questions liées à la nutrition et à l’alimentation, et contribue activement aux articles de fond de *Sucres et Alternatives*. Curieuse, exigeante et attentive aux détails, elle met également son savoir-faire au service de la cuisine en testant les recettes élaborées à partir des différentes alternatives au sucre, afin d’en apprécier aussi bien la justesse que les qualités gustatives. Passionnée de gastronomie, Jennifer porte une attention particulière au plaisir de manger, à la qualité des ingrédients et à l’équilibre des saveurs. Entre curiosité culinaire et intérêt pour la nutrition, elle contribue ainsi à faire de *Sucres et Alternatives* un espace où l’information, l’expérimentation et le plaisir de la table se rencontrent.

54 réflexions au sujet de “Xylitol et cuisson : ce que la chaleur change, et ce qu’elle ne change pas”

    • Bonjour et merci pour votre commentaire.

      Pour les sirops, vous pouvez très bien utiliser du xylitol de bouleau.
      En revanche, pour les bonbons je ne saurai vous dire n’ayant pas essayé moi-même. Je tenterai l’expérience prochainement.

      Répondre
    • D’après mes informations, il est possible d’acheter du xylitol au Canada. En revanche, je ne serais pas en mesure de vous communiquer un lieu. Vous pouvez essayer en magasin diététique.

      Cordialement

      Répondre
    • Bonjour,

      La réalisation du caramel avec du xylitol est très difficile. Impossible, d’autres vous diront.
      Je vous propose d’essayer cette recette de caramel onctueux qui viendra napper vos desserts, vos glaces ou vos fruits : Versez 2 à 3 cuillères à soupe de xylitol en poudre dans une casserole antiadhésive (n’ajoutez pas de matières grasses). Allumez le feu, assez vif dans un premier temps, et laissez prendre couleur. Baissez le feu, ajoutez 1 noisette de beurre et de la crème fraîche allégée. Mélangez et laissez refroidir.
      N’hésitez pas à nous laisser vos commentaires après réalisation.

      Correction apportée en août 2026 : ce qui est décrit ici n’est pas un caramel. Le xylitol est un polyol : n’ayant plus de groupement carbonyle libre, il ne caramélise pas et ne brunit pas — il fond vers 92-96 °C en sirop incolore. La préparation ci-dessus doit sa couleur et son goût au beurre et à la crème, non au sucrant. Voir Caramel au xylitol : pourquoi ça ne marche pas.

      Bien à vous,
      Votre contact xylitol-sucre.org

      Répondre
  1. J’ai des mycoses bucales et intestinales , des candida albicans. Je suis au régime sans sucre. Le xylicol est-il conseillé dans ce cas ? Les mycoses le digère-t-elles et s’en nourrissent-t-elles comme le sucre ?

    Répondre
    • Bonjour, et pardon pour ce délai. Nous ne dirons pas si le xylitol est « conseillé » dans votre cas : une candidose buccale et intestinale se traite médicalement, et cette question relève de votre médecin. Sur le point factuel que vous soulevez, en revanche : Candida albicans ne métabolise pas le xylitol comme il métabolise le glucose, et des travaux de laboratoire décrivent même une inhibition de sa croissance et de la formation du biofilm. Mais il s’agit d’essais in vitro, et rien de solide ne démontre à ce jour un effet chez l’homme. Il serait donc imprudent d’attendre du xylitol un bénéfice thérapeutique. Une réserve pratique en outre : les polyols sont fermentés par la flore du côlon et peuvent aggraver un inconfort digestif déjà présent.

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    • Le xylitol est bio, le fait que ce soit le E967, il est classé comme non biologique alors que des études prouvent que ce produit provient d’une agriculture biologique.

      Correction apportée en août 2026 : cette réponse est confuse et inexacte. Du xylitol certifié biologique existe bel et bien, mais il est obtenu à partir de rafles de maïs bio, non de bouleau, et il vient aujourd’hui de Chine. L’annexe V du règlement (UE) 2021/1165 ne liste pas l’E967. Voir Xylitol bio : oui, il existe — comment le reconnaître.

      Répondre
  2. Bravo pour ce site… je viens de découvrir le xyloitol et je cherchais de quelle manière l’utiliser.. grâce à vous j’ai trouvé mon bonheur !
    J’ai testé la recette de caramel onctueux pour napper des biscuits, c’est incroyablement bon… Merci beaucoup d’avoir partagé cette recette !

    Répondre
  3. je ne dois pas manger ni gluten, ni laitages, ni sucre…..que reste-t-il me direz vous…. effectivement pas grand chose
    et le pire c’est que même dans les diététiques soit c’est le rayon sans gluten et dans presque tous les produits il y a du sucre!! soit le rayon sans sucre et alors c’est gavé de blé partout même en diététique…incroyable quand même!
    rien ne vaut la cuisine maison mais à condition de pouvoir continuer à acheter les produits au naturel et de manière séparée!
    du coup si on peut faire du caramel avec le xylitol cela m’intéresse vraiment.
    Qu’en est il de la suite des échanges précédents sur votre blog à ce sujet??
    merci pour votre réponse.
    catherine

    Répondre
  4. Bonjour,

    J’ai essayé de faire une crème à la vanille et une autre au chocolat avec du xylitol, mais si la première impression en bouche est très agréable, elles ont toute les deux un arrière goût vraiment très amer. Est-ce parce que j’ai mis trop de Xylitol (20 Gr pour 1 jaune d’oeuf, 10gr de maïzena et 3 dl de lait delactosé) ou 1 des ingrédients est à modifier?

    Merci d’avance pour votre réponse

    Répondre
    • Bonjour Fabienne, et pardon pour ce délai. L’amertume ne vient probablement pas du xylitol, qui n’a pas d’arrière-goût amer, mais de sa combinaison avec le reste. Deux causes sont plausibles. Le xylitol produit une sensation de fraîcheur en bouche, effet endothermique de sa dissolution, qui se marie mal avec la vanille et peut être perçue comme une amèrtume dans une crème tiède. Et le lait délactosé, plus riche en glucose et galactose libres, a un profil gustatif différent du lait ordinaire. Vos proportions, elles, sont raisonnables. Un essai avec un lait ordinaire, ou avec un peu de sucre en complément, permettrait de trancher.

      Répondre
    • Bonjour, et pardon pour ce délai. La charge glycémique se calcule en multipliant l’indice glycémique par la quantité de glucides assimilables, divisée par cent. Pour le xylitol, elle est quasi nulle. Avec un indice glycémique de l’ordre de 7 à 13 et des polyols très peu absorbés dans l’intestin grêle, 10 g de xylitol donnent une charge glycémique inférieure à 1, contre environ 6,5 pour 10 g de sucre de table. C’est d’ailleurs pourquoi les polyols se déduisent des glucides totaux dans ce calcul. Voir la page indice glycémique.

      Répondre
    • Bonjour, et pardon pour ce délai. Non, et il vaut mieux le dire franchement : la meringue au xylitol ne fonctionne pas. Une meringue tient parce que le saccharose cristallise en séchant autour du réseau protéique du blanc d’œuf. Le xylitol, très hygroscopique, retient l’eau au lieu de la laisser partir : la meringue reste molle, voire poisseuse le lendemain. Il n’existe pas de correctif simple, et allonger le temps de four n’y change rien.

      Répondre
    • Bonjour Françoise, et pardon pour ce délai. Non. La meringue repose sur la cristallisation du saccharose en séchant, autour du réseau protéique du blanc monté. Le xylitol est très hygroscopique : il retient l’eau, et la meringue reste molle quel que soit le temps de cuisson. Les préparations où le xylitol réussit sont celles où le sucre n’a pas de rôle structurel : gâteaux moelleux, crèmes, compotes, sorbets.

      Répondre
  5. Bonjour… et bravo pour votre site que je viens de découvrir.
    J’aimerais savoir s’il est possible de remplacer le sucre par du xylitol dans des recettes de pâtes de fruits (de coing plus particulièrement).
    Merci

    Répondre
    • Bonjour Cynthia, et pardon pour ce délai. La pâte de fruits est justement l’une des préparations où le xylitol se substitue le moins bien. Une pâte de fruits classique repose sur un sirop de saccharose et de glucose cuit à 105-107 °C, le sirop de glucose empêchant précisément la recristallisation. Employé seul et à poids égal, le xylitol se retrouve sursaturé au refroidissement et recristallise : la pâte durcit de jour en jour jusqu’à devenir cassante — un autre lecteur l’a expérimenté sur du coing précisément. Deux pistes amélioreraient les choses : réduire nettement la proportion de xylitol au profit de la pectine et de la pulpe, et ajouter du jus de citron, l’acidité gênant la cristallisation. Le résultat restera plus pâle, le xylitol ne brunissant pas.

      Répondre
  6. Bonjour votre site est intéressant pour cela je n hésite pas à vous faire part de mes recettes sans gluten sans lactose et sans sucre ordinaire Sur le sucre xylotol (comme pour le reste de recettes SGSL) pour ceux et celles qui veulent faire des bonbons je peux vous donner la recette perso de nougats au sésame ou aux noix d acajou sur votre demande par le biais du site par exemple

    Répondre
    • Bonjour Émile, et pardon pour ce délai considérable. Volontiers : le plus simple est de déposer votre recette directement en commentaire sous la page cuisson, elle profitera ainsi à tous les lecteurs. Une remarque technique sur les nougats : le xylitol ne caramélise pas et recristallise en refroidissant, si bien qu’un nougat au xylitol sera plus cassant et plus sensible à l’humidité qu’un nougat classique. Voir la page cuisson.

      Répondre
  7. Bonjour

    peut on faire de la confiture avec du Xylitol SVP
    Si oui, à quel moment doit on le mettre avec les fruits ou en fin de cuisson..
    Merci pour votre réponse

    Répondre
    • Bonjour Brigitte, et pardon pour ce délai. Oui, mais avec deux adaptations. Le xylitol s’ajoute en début de cuisson, avec les fruits, comme le sucre. En revanche il ne fait pas prendre en gelée : il faut une pectine dite « amidée » ou « pour préparations allégées en sucre », ajoutée selon le dosage du fabricant. Et il ne conserve pas comme le saccharose : stérilisation des pots, puis réfrigérateur après ouverture, sur quelques semaines.

      Répondre
  8. bjr j ai achetté du xylitol,et j’ai peur de m en servir .
    de toute façon on nous ment sur beaucoup de chose ,je pense que de temps en temps il ne faut pas ce posé de question.
    Qui utilise le xylitol depuis longtemps?

    Répondre
    • Bonjour, et pardon pour ce délai. Votre hésitation est compréhensible, mais elle mérite mieux qu’un pari : le xylitol est évalué depuis les années 1960 et autorisé comme additif alimentaire dans l’Union européenne sous le numéro E967. Ce qui est établi est simple. Il est laxatif au-delà d’une certaine dose, très variable selon les personnes, d’où l’intérêt de commencer par de petites quantités. Il est toxique pour le chien, ce qui impose de le tenir hors de sa portée. Et il ne caramélise pas : les préparations restent pâles. Il n’apporte rien non plus à la levure de boulanger, si bien qu’une pâte levée monte plus lentement. Le reste relève souvent de promesses excessives, dans un sens comme dans l’autre. Notre page sur les risques.

      Répondre
  9. bonjour ayant le candida albican ma naturopathe ma dit que le xylitol étais sucrant et anti fongique (bonne nouvelle)

    alors jai pas trouvé de recette pour faire un genre de sirop a mettre sur les crepes par example!

    avez vous une recette de sirop svp??

    mettre de la fécule de tapioca par exemple??? pour épaissir??

    merci a vous

    Répondre
    • Bonjour Suzie, et pardon pour ce délai. Une réserve d’abord, qui compte : l’activité antifongique du xylitol sur Candida albicans relève d’études de laboratoire et n’a pas été démontrée chez l’homme. Il serait donc imprudent de compter dessus pour traiter quoi que ce soit, et cette question relève de votre médecin. Pour le sirop, en revanche, la technique est simple : faites dissoudre à chaud une part de xylitol pour une demi-part d’eau, sans dépasser 90 °C, puis épaississez hors du feu. La fécule de tapioca fonctionne, mais elle a tendance à filer ; une pointe de gomme de xanthane donne une texture plus nette. Attention en refroidissant : le xylitol recristallise volontiers, mieux vaut conserver le sirop au réfrigérateur et le réchauffer légèrement avant emploi.

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  10. Bonjour, j’ai essaye de faire un caramel au xylitol ! Une horreur ! Ça dégage une fumée abobdante qui sent atrocement mauvais et alors que ma cuillere en bois mélangeait je me suis rendu compte (alors que j’étais sur feu doux) que ma cuillère brulait ! Pouvez vous m’expliquer pourquoi ?

    Répondre
    • Bonjour Iza, et pardon pour ce délai. Ce que vous décrivez n’était pas un caramel qui rate mais du xylitol qui brûle : il ne caramélise pas, faute de groupement carbonyle libre. Il fond vers 92-96 °C, puis se dégrade en dégageant cette fumée nauséabonde. Le fond de casserole atteignait alors une température bien supérieure à ce que suggérait le feu doux, ce qui explique votre cuillerère en bois. Notre recette était fautive et a été entièrement réécrite : voir la nouvelle page.

      Répondre
  11. Bonjour,je relance la poursuite du sujet..
    le xylitol est facilement disponible au Canada,dans les magasins Bulk’Barn en vrac,aussi les magasins de produits naturels.
    Je l utilise chaque jours pour son effet anti-caries

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    • Merci Isabelle, cette précision est utile aux lecteurs canadiens, et pardon pour ce délai. Une nuance sur l’effet anticarie, cela dit : la revue Cochrane de 2015 conclut à un niveau de preuve faible à très faible pour la plupart des usages du xylitol, le seul signal modeste concernant le dentifrice fluoré à 10 %. Il ne remplace ni le brossage ni le fluor.

      Répondre
    • Bonjour, et pardon pour ce délai. Il faut rester prudent sur ce point. Les données disponibles suggèrent que le xylitol réduirait l’adhérence de Streptococcus mutans et favoriserait un pH salivaire moins acide, ce qui pourrait aider un émail fragilisé. Mais la revue Cochrane de 2015 conclut à un niveau de preuve faible pour la plupart de ces usages, et le xylitol ne reminéralise pas à lui seul : c’est le fluor qui a fait ses preuves pour cela. Pour des dents sensibles et attaquées par l’acidité, l’avis d’un chirurgien-dentiste serait plus utile que le nôtre. Notre page sur l’effet anti-carie.

      Répondre
    • Bonjour, et pardon pour ce délai de réponse considérable : le site est resté sans surveillance pendant plusieurs années. Oui, le xylitol supporte le four sans problème. Il est stable jusqu’à sa fusion, vers 92-96 °C, et ne se dégrade qu’au-delà. Deux réserves : il ne brunit pas, faute de participer à la réaction de Maillard, donc les préparations restent pâles ; et il ne nourrit pas la levure de boulanger — une pâte levée monte tout de même, sur les sucres que la farine libère, mais plus lentement et moins haut. Le détail est ici.

      Répondre
    • Bonjour Isabelle, et pardon pour ce délai. Non, la cuisson ne modifie pas l’indice glycémique du xylitol : la molécule est stable jusqu’à sa fusion et ne se transforme pas en un sucre assimilable. Dans un gâteau, ce qui fait monter la glycémie, c’est la farine, pas le xylitol. Voir la page cuisson.

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  12. Il est tres facile de faire des bonbons au sucre de bouleau. Il suffit de faire fondre le xylitol dans une casserole, de rajouter colorants et aromes hors du feux, de verser le xylitol liquide dans les formes pour bonbons et de laisser refroidir.

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    • Bonjour Françoise, merci du partage, mais une réserve s’impose. Le xylitol fondu ne se comporte pas comme un sucre cuit : il ne caramélise pas et recristallise en refroidissant, ce qui donne des bonbons plutôt friables et très hygroscopiques, qui collent vite à l’humidité de l’air. Une précaution aussi : la fusion se fait vers 92-96 °C et la dégradation, avec fumée âcre, suit d’assez près. Enfin, des bonbons se croquent sans compter, et les polyols sont laxatifs à dose élevée — voir les quantités. Un dernier point, important : ces bonbons seraient toxiques pour un chien.

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    • Bonjour, et pardon pour ce délai. Oui, la confiture au xylitol est possible, avec une pectine adaptée aux préparations peu sucrées et une conservation plus courte qu’une confiture classique. Sur le volet diabète en revanche, nous ne nous prononcerons pas : l’adaptation de votre alimentation se discute avec votre médecin ou votre diététicien, qui connaissent votre traitement. Ce que nous pouvons dire, c’est que l’indice glycémique du xylitol est bas, autour de 7 à 13, et que les fruits, eux, apportent leurs propres sucres.

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    • Merci à vous, et pardon pour cette réponse très tardive. Une remarque au passage : une compote au xylitol se conserve moins longtemps qu’une compote sucrée, le xylitol n’ayant pas le pouvoir conservateur du saccharose. Au réfrigérateur et sous quelques jours, donc. Et pour une enfant diabétique, les quantités se calent avec le médecin ou le diététicien qui la suit.

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