Ce site pose douze étiquettes de régime sur ses recettes. Cette page dit ce que chacune veut dire, le critère exact qui la déclenche, et surtout ce qu’elle ne promet pas. Elle sert aussi de sommaire : la liste du bas se filtre par terme.
Toutes ces étiquettes sont théoriques. C’est le point le plus important de la page.
Elles sont déduites de la liste des ingrédients de la recette, ingrédient par ingrédient, à partir de la table Ciqual 2025 et de l’annexe II du règlement (UE) n° 1169/2011. Aucune analyse de laboratoire n’est faite, et aucune ne peut l’être : ce n’est pas un produit fini qui est examiné, c’est une recette.
Elles décrivent donc ce que la recette apporte, jamais ce que votre plat contiendra. Entre les deux, il y a vos paquets, votre plan de travail et vos ustensiles.
Sur cette page
Les quatre familles, et pourquoi elles ne se valent pas
Les douze termes ne sont pas de même nature, et les confondre est l’erreur la plus fréquente en rayon comme en cuisine.
| Famille | Termes | Ce qui les fonde |
|---|---|---|
| Conviction | Végétarien, végétalien | Un choix. Aucune définition européenne harmonisée n’existe. |
| Éviction | Sans ingrédient contenant du gluten, sans ingrédient laitier, sans œuf, sans fruit à coque, aucun allergène apporté | La liste des quatorze allergènes à déclaration obligatoire. |
| Allégation chiffrée | Sans sucres ajoutés, pauvre en sucres, riche en fibres | Des seuils fixés par le règlement (CE) n° 1924/2006. |
| Calcul propre au site | Sans polyol, cétogène | Un calcul à partir de la composition, dont le seuil est affiché ici. |
Les douze termes
1. Végétarien
Aucune chair animale : ni viande, ni volaille, ni poisson, ni fruit de mer. Les œufs et les produits laitiers restent.
Le critère : aucun ingrédient d’origine animale hors œufs et laitages. La gélatine compte — c’est elle, et non la viande, qui fait tomber l’étiquette sur les mousses et les bavarois de ce site. La présure animale d’un fromage aussi, quand elle est connue.
2. Végétalien
Aucun produit d’origine animale, miel compris. Une recette végétalienne est nécessairement végétarienne : l’étiquette la plus précise des deux est seule affichée, mais un filtre sur « végétarien » rend aussi les recettes végétaliennes.
À savoir : ni « végétarien » ni « végétalien » n’ont de définition européenne. L’article 36 du règlement (UE) n° 1169/2011 prévoyait des actes d’exécution qui n’ont jamais été adoptés ; une norme volontaire française de 2019 et des référentiels privés occupent la place. Ces deux étiquettes n’engagent donc que ce site.
3. Sans ingrédient contenant du gluten
Le libellé est long à dessein. Il dit exactement ce qui a été vérifié : aucun ingrédient de la recette n’apporte de blé, de seigle, d’orge ni d’avoine.
Pour une personne cœliaque, cette étiquette ne suffit pas, et le site ne prétend pas le contraire.
La mention réglementaire « sans gluten » suppose un dosage inférieur à 20 mg par kilo dans le produit fini (règlement d’exécution (UE) n° 828/2014). C’est une mesure de laboratoire sur ce qui sort du four, pas une lecture de recette. C’est pourquoi le site n’écrit jamais « sans gluten » tout court, et n’ajoute jamais GlutenFreeDiet aux données structurées de la recette.
Ce qui reste à votre charge : la farine que vous employez et la mention qu’elle porte, la levure chimique, les arômes, les flocons d’avoine — qui ne sont « sans gluten » que s’ils ont été produits pour l’être —, et le plan de travail où vous avez pétri hier.
4. Sans ingrédient laitier
Aucun lait, beurre, crème, fromage, yaourt, petit-lait ni dérivé. Même prudence de libellé que pour le gluten.
Ce n’est pas « sans lactose », et les deux ne se recouvrent pas : un beurre clarifié ou un fromage très affiné contiennent des protéines laitières sans lactose notable, et une teneur en lactose se mesure. Le site ne pose jamais l’étiquette « sans lactose ».
5. Sans œuf
Aucun œuf, ni jaune, ni blanc, ni ovoproduit. Déduit de l’allergène « œufs » de l’annexe II.
6. Sans fruit à coque
Aucune amande, noisette, noix, noix de cajou, pistache, noix de pécan, du Brésil, de Macadamia ni du Queensland — la liste exacte de l’annexe II.
Deux faux amis, traités nommément : la noix de coco et la noix de muscade ne sont pas des fruits à coque au sens réglementaire ; l’arachide est une légumineuse et forme une catégorie à part, affichée séparément dans le bloc allergènes.
7. Aucun allergène apporté par la recette
La seule étiquette de synthèse. Elle exige que les quatorze catégories soient absentes, et qu’aucune ne soit même possible : une recette portant un « peut contenir, selon les marques » ne l’obtient pas.
C’est volontairement sévère, et cela réduit beaucoup la liste. Une famille qui compose avec une allergie sévère n’a pas besoin d’une étiquette large, elle a besoin d’une étiquette qui ne se trompe jamais dans le sens dangereux.
8. Sans sucres ajoutés
Allégation définie par l’annexe du règlement (CE) n° 1924/2006 : aucun mono- ni disaccharide ajouté, ni aucune autre denrée utilisée pour ses propriétés édulcorantes.
C’est cette seconde partie qui fait le travail : elle écarte le sucre, bien sûr, mais aussi le miel, le sirop d’érable, le sirop d’agave, le sucre de fleur de coco, le sirop de yacon, les jus concentrés et les dattes broyées ajoutés pour sucrer. Les édulcorants, eux, sont des additifs et non des denrées : leur présence n’interdit pas la mention.
L’allégation ne porte aucun seuil, et c’est l’erreur de lecture la plus fréquente : une recette « sans sucres ajoutés » peut contenir beaucoup de sucres, apportés par les fruits ou le lait. Le tableau nutritionnel de chaque recette donne le chiffre, et la mention « contient des sucres naturellement présents » l’accompagne quand c’est le cas. Le détail des trois familles de sucres est dans l’article sur les sucres totaux, ajoutés et libres.
9. Pauvre en sucres
Celle-ci porte un seuil, et c’est ce qui la rend utile à côté de la précédente : au plus 5 g de sucres pour 100 g, ou 2,5 g pour 100 ml s’il s’agit d’un liquide. Même règlement, même annexe.
Une recette peut porter l’une sans l’autre, dans les deux sens — et c’est en les lisant ensemble qu’on sait vraiment à quoi s’en tenir.
10. Riche en fibres
Au moins 6 g de fibres pour 100 g. Allégation autorisée par le même texte. Les polyols n’en font pas partie, même s’ils fermentent comme elles : ce que le règlement compte comme fibre est expliqué dans l’article sur les fibres alimentaires.
11. Sans polyol
Une étiquette que peu de sites poseraient, et qui a sa place ici : la recette n’apporte aucun polyol — ni xylitol, ni érythritol, ni maltitol, ni sorbitol, y compris celui, naturel, des pommes, des poires et des prunes.
Elle sert à deux lecteurs : celui qui tolère mal les polyols, et celui qui suit un régime pauvre en FODMAP — dont le « P » désigne précisément les polyols. Le seuil de tolérance, lui, se calcule par kilo de poids corporel : la page de tolérance aux polyols le fait pour vous et classe les recettes par la charge d’une portion.
12. Cétogène
Le régime cétogène compte les glucides nets : les glucides de l’étiquette européenne, dont les polyols sont retranchés. Sur ce site, l’étiquette est posée quand la recette respecte les deux conditions à la fois :
- au plus 10 g de glucides hors polyols pour 100 g, et
- au plus 5 g par portion.
La double condition n’est pas un excès de zèle : sans la première, une portion minuscule d’un gâteau très sucré passerait ; sans la seconde, un plat qu’on mange par 300 g passerait aussi. Le chiffre exact est affiché sur chaque recette, parce que c’est lui qui compte dans une journée — pas l’étiquette.
Pourquoi les polyols se retranchent, et pourquoi le calcul n’est pas sur l’étiquette.
Le règlement (UE) n° 1169/2011 définit les glucides comme tout glucide métabolisé par l’homme, polyols compris : sur un paquet européen, la ligne « Glucides » les contient déjà, et la ligne « dont polyols » les détaille sans s’y ajouter. Leur énergie, elle, est comptée à part : 2,4 kcal par gramme pour les polyols, 0 pour l’érythritol, contre 4 pour les autres glucides.
La notion de net carbs n’existe dans aucun texte européen : c’est un calcul de lecteur. Ce site le fait à votre place et affiche son résultat, en disant d’où il vient.
Les recettes, classées par terme
La liste ci-dessous porte les douze étiquettes de chaque recette. Choisissez un terme, elle ne garde que ce qui lui correspond ; choisissez-en plusieurs, elle ne garde que les recettes qui les portent toutes.
Convictions
Allergènes et évictions
Sucres et fibres
Glucides et polyols
- Abricots rôtis au sirop d’agave 24 g de glucides nets par part
- Asperges blanches, sauce mousseline 4,4 g de glucides nets par part
- Barres de céréales au sirop de yacon, sans cuisson 13 g de glucides nets par part
- Bavarois citron et coulis de framboise au xylitol 22 g de glucides nets par part
- Beurre de cacahuète au sirop de yacon 2,4 g de glucides nets par part
- Blanc manger au xylitol, pommes et poires 14 g de glucides nets par part
- Brioche au xylitol 33 g de glucides nets par part
- Chocolat chaud au sucre de fleur de coco 25 g de glucides nets par part
- Chocolat noir maison à l’érythritol 0,8 g de glucides nets par part
- Chutney de mangue au xylitol 3,6 g de glucides nets par part
- Citronnade à la stévia et à la menthe 2,4 g de glucides nets par part
- Citronnade au gingembre et au sucre de fleur de coco 11 g de glucides nets par part
- Clafoutis aux cerises au xylitol, sans sucres ajoutés 19 g de glucides nets par part
- Confiture d’oranges au xylitol 1,5 g de glucides nets par part
- Confiture de fraises à la stévia 1,2 g de glucides nets par part
- Cookies au xylitol et chocolat noir 8,3 g de glucides nets par part
- Crêpes protéinées à la farine complète et au xylitol 11 g de glucides nets par part
- Crumble pommes-noisettes au sucre de coco 37 g de glucides nets par part
- Duo de crèmes chocolat-vanille au xylitol 7,7 g de glucides nets par part
- Gâteau au chocolat au xylitol 13 g de glucides nets par part
- Gâteau au fromage blanc au xylitol 7,5 g de glucides nets par part
- Gâteau au yaourt à la farine complète et à la compote de pommes 23 g de glucides nets par part
- Gâteau au yaourt protéiné à la farine de coco, sans farine de blé et sans sucres ajoutés 4,0 g de glucides nets par part
- Gâteau de semoule aux amandes et au xylitol 19 g de glucides nets par part
- Granola au sucre de fleur de coco 18 g de glucides nets par part
- Gratin de pommes à la crème et au xylitol 15 g de glucides nets par part
- Ketchup maison au xylitol 1,6 g de glucides nets par part
- Meringues à l’érythritol 0,1 g de glucides nets par part
- Mousse au chocolat au xylitol, à la masse de cacao 3,4 g de glucides nets par part
- Mousse au citron au xylitol 3,1 g de glucides nets par part
- Mousse aux abricots au xylitol 11 g de glucides nets par part
- Mousse de chocolat blanc au xylitol 3,1 g de glucides nets par part
- Mousse de framboises au xylitol 4,0 g de glucides nets par part
- Pain perdu au xylitol 41 g de glucides nets par part
- Panna cotta au xylitol et compote de rhubarbe 4,3 g de glucides nets par part
- Petits pots de flan exotique au xylitol 14 g de glucides nets par part
- Porc au caramel au sucre de fleur de coco 16 g de glucides nets par part
- Riz au lait à la stévia 29 g de glucides nets par part
- Riz au lait au xylitol, raisins et noisettes 38 g de glucides nets par part
- Sablés à l’érythritol 6,6 g de glucides nets par part
- Salade d’endives, pomme et noix 8,8 g de glucides nets par part
- Sauce caramel au sucre de fleur de coco 7,1 g de glucides nets par part
- Saumon laqué au sirop d’agave 5,6 g de glucides nets par part
- Sirop de fraise-canneberge au xylitol 2,9 g de glucides nets par part
- Sorbet kiwi-poire au xylitol 16 g de glucides nets par part
- Soufflés au chocolat et à l’orange au xylitol 7,4 g de glucides nets par part
- Tablette de chocolat au lait au xylitol 1,5 g de glucides nets par part
- Tarte aux abricots au xylitol 26 g de glucides nets par part
- Travers de porc laqués au sirop de yacon 6,6 g de glucides nets par part
Les recettes sont classées par titre ; cocher plusieurs termes ne garde que celles qui les portent toutes. Ces mentions sont déduites de la liste d’ingrédients de chaque recette, non d’une analyse.
Une autre entrée existe, par le calendrier plutôt que par le régime : les recettes de saison, mois par mois.
Les termes que ce site n’affiche pas, et pourquoi
- Sans lactose. Ce n’est pas « sans ingrédient laitier », et cela se dose. Aucune liste d’ingrédients ne permet de l’affirmer.
- Pauvre en FODMAP. Il faudrait une donnée FODMAP par ingrédient, que la table Ciqual ne porte pas. L’étiquette « sans polyol » répond à la partie de la question que le site sait traiter, et le reste relève d’un protocole conduit avec un professionnel.
- Halal, casher. Ce sont des certifications, délivrées par des organismes. Un site ne certifie rien. Les ingrédients sont listés en clair, et la gélatine y est toujours nommée.
- Sans arachide seul. Presque toutes les recettes le sont : l’étiquette ne trierait rien. L’information reste dans le bloc allergènes de chaque recette, où elle est utile.
- Sans sucres. Le seuil de 0,5 g pour 100 g n’est atteint que par deux recettes : trop peu pour un filtre, et le chiffre exact figure de toute façon dans chaque tableau nutritionnel.
Ce qu’une étiquette ne remplace jamais
Lire vos propres paquets. La recette dit « farine de coco » ; c’est votre sachet qui dit s’il a été moulu dans un atelier qui travaille le blé, et votre levure chimique qui dit si elle porte de l’amidon de blé.
Se méfier des substitutions. Chaque recette propose des remplaçants ; une étiquette vaut pour la recette écrite, pas pour la version que vous en tirerez.
Demander à un professionnel dès qu’il s’agit d’une allergie, d’une maladie cœliaque ou d’un régime conduit pour une raison médicale. Une étiquette calculée est un point de départ, jamais un avis.
Sources
Règlement (UE) n° 1169/2011 : annexe I (définition des glucides, polyols compris), annexe II (les quatorze allergènes et leurs exemptions), annexe XIV (coefficients de conversion énergétique), et article 36 pour les mentions volontaires.
Règlement (CE) n° 1924/2006, annexe : conditions de « sans sucres », « pauvre en sucres », « sans sucres ajoutés » et « riche en fibres ».
Règlement d’exécution (UE) n° 828/2014, pour les seuils de 20 et 100 mg de gluten par kilo.
Table Ciqual 2025 (ANSES), pour la composition de chaque ingrédient.
Ces étiquettes sont calculées à partir des ingrédients d’une recette, non mesurées sur un produit. Elles ne constituent pas un avis médical.