Gaufres protéinées à la farine complète, sans sucre ni édulcorant

Aller à la recetteLes ingrédients, puis les étapes. Ce qu’il faut savoir avant de doser est juste au-dessus de la liste.

Même logique que les crêpes protéinées de ce site, adaptée au gaufrier : fromage blanc 0% et œufs pour les protéines, farine complète et graines de lin pour les fibres, banane bien mûre pour tout le sucré. La différence tient en deux ingrédients que la crêpe n’a pas : la levure chimique, qui fait lever la pâte dans l’empreinte du gaufrier, et un peu de beurre fondu, qui aide la surface à dorer et à croustiller — ce qu’une plaque de gaufrier obtient difficilement d’une pâte trop maigre.

La pâte est aussi nettement plus épaisse que celle des crêpes : moins de lait, plus de farine, pour qu’elle ne coule pas hors des empreintes à la fermeture du gaufrier.

Petit-déjeuner · cuisine belgeLecture 7 min

Préparation
15 min
Cuisson
35 min
Repos
10 min
Total
1 h
Pour
8 gaufres
Difficulté
facile
Coût
bon marché
Saison
Toute l’année
Occasion
Petit-déjeuner, Brunch, Goûter

Outils de la recette

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Pourquoi la levure chimique et le beurre, absents de la recette de crêpes

Une pâte à crêpes cuit en couche fine, étalée à la louche : elle n’a besoin de lever nulle part. Une pâte à gaufres, elle, doit remplir un moule en relief et se détacher de ses empreintes une fois cuite — sans levure chimique, elle reste plate et colle aux plaques. Le dosage retenu ici (8 g, un peu plus d’une cuillerée à café rase) suffit à faire lever sans laisser de goût.

Le beurre joue un rôle différent : ce sont ses acides gras qui permettent à la surface de la gaufre de dorer et de croustiller au contact des plaques chaudes, un effet qu’une pâte uniquement à base de fromage blanc et de lait n’obtient pas. 30 g suffisent à toute la pâte — assez pour la texture, trop peu pour peser sur le profil nutritionnel.

Ingrédients (pour environ 8 gaufres)

  • 200 g de fromage blanc 0% MG
  • 3 œufs (150 g)
  • 1 banane bien mûre (100 g), écrasée
  • 200 g de farine de blé complète T150
  • 25 g de graines de lin moulues
  • 120 ml de lait écrémé
  • 8 g de levure chimique (un peu plus d’une cuillerée à café rase)
  • 30 g de beurre, fondu et tiédi
  • 1 pincée de sel
  • Facultatif : extrait de vanille, cannelle

Allergènes présents : Lait (fromage blanc, nature, 0% mg, lait écrémé, uht, beurre à 80% mg minimum, doux) · Œufs (oeuf cru) · Céréales contenant du gluten (farine de blé tendre ou froment t150)

Ces mentions sont déduites de la liste d’ingrédients de cette recette, non d’une analyse. Elles disent ce que la recette apporte, pas ce que votre plat contiendra : en cuisine domestique, la contamination croisée ne peut pas être exclue, et la mention réglementée « sans gluten » suppose une teneur contrôlée inférieure à 20 mg/kg sur le produit fini. Vérifiez toujours les étiquettes de vos produits.

Préparation

  1. Faire fondre le beurre et le laisser tiédir.
  2. Écraser la banane en purée lisse dans un grand saladier.
  3. Ajouter le fromage blanc, les œufs et le beurre fondu tiède, fouetter jusqu’à obtenir un mélange homogène.
  4. Mélanger à part la farine complète, les graines de lin et la levure chimique, puis les incorporer en pluie à la préparation humide, en fouettant franchement.
  5. Ajouter le lait progressivement jusqu’à obtenir une pâte épaisse mais coulante — plus épaisse qu’une pâte à crêpes. Saler, ajouter les arômes facultatifs.
  6. Laisser reposer 10 minutes pendant que le gaufrier préchauffe.
  7. Cuire au gaufrier chaud et légèrement huilé, une louche par empreinte, 4 à 5 minutes selon l’appareil, jusqu’à ce que la gaufre se détache facilement et soit dorée.

Ne pas ouvrir le gaufrier trop tôt. Une gaufre pas assez cuite se déchire en deux au lieu de se détacher — c’est le signe qu’il faut compter une minute de plus. Le temps de cuisson varie beaucoup d’un appareil à l’autre : mieux vaut se fier à la vapeur qui diminue et à la couleur qu’à une minuterie fixe.

Le petit plus

  • Moudre les graines de lin au dernier moment, comme pour toute recette qui en emploie : elles rancissent en quelques semaines une fois moulues.
  • Une banane très mûre reste ici aussi le seul sucrant — plus elle est tachetée, plus la gaufre est sucrée et colorée.
  • Le gaufrier doit être bien chaud avant la première gaufre. Une plaque encore froide donne une première gaufre pâle et molle, même si la pâte est parfaite.

Les valeurs nutritionnelles

Le tableau ci-dessous est calculé ingrédient par ingrédient à partir de la table Ciqual 2025 de l’ANSES, avec une perte à la cuisson de 18 % par évaporation — un peu plus que pour les crêpes, la cuisson au gaufrier étant plus longue. Ce n’est pas une analyse de laboratoire : les valeurs varient avec la maturité de la banane et la marque du fromage blanc.

Déclaration nutritionnelle

 Pour 100 gPar part (85 g)Total pour 8 parts
Énergie218 kcal186 kcal1 486 kcal
Matières grasses7,8 g6,7 g54 g
  dont acides gras saturés3,5 g3,0 g24 g
Glucides25 g21 g168 g
  dont sucres4,7 g4,0 g32 g
  dont polyols0,1 g0,1 g0,5 g
Fibres alimentaires4,3 g3,7 g29 g
Protéines9,8 g8,4 g67 g
Sel0,13 g0,11 g0,87 g

Si vous changez le nombre de parts ci-dessus, seule la dernière colonne bouge — et c’est normal : doubler la recette double le gâteau, pas la part. Les deux premières colonnes décrivent le gâteau lui-même, elles ne dépendent pas du nombre de convives.

Valeurs calculées à partir des ingrédients, pour 8 parts : 833 g de préparation crue, 150 g d’eau évaporée à la cuisson, soit 683 g dans le plat. La cuisson n’enlève que de l’eau : les nutriments, eux, sont tous là. Ces valeurs ne remplacent pas une analyse en laboratoire et varient selon les marques employées.

Source des compositions : Table de composition nutritionnelle Ciqual 2025, ANSES, version 2025-11-03, sous Licence Ouverte / Open Licence (Etalab).

Nutri-Score calculé

Le détail du calcul. Points négatifs : énergie 2, sucres 1, acides gras saturés 3, sel 0 — soit 6. Points positifs : protéines 4, fibres 2, fruits et légumes 0 (12 % de la recette) — soit 6. Score : 0, ce qui donne un A.

Une réserve importante, et elle joue en notre faveur. Le Nutri-Score ne compte pas les polyols dans les sucres : il lit la ligne « sucres » de la déclaration nutritionnelle, dont le xylitol est exclu. Cette recette en contient 0,1 g pour 100 g, qui n’entrent nulle part dans le calcul ci-dessus, sinon par leur apport énergétique. Sa note est donc meilleure que celle de la même recette au sucre, pour une raison qui ne dit rien de sa tolérance digestive. Nous préférons l’écrire que de laisser la lettre parler seule.

Calcul effectué par nos soins selon l’algorithme révisé de 2023, à partir des valeurs du tableau ci-dessus. Ce n’est pas le logo officiel — le Nutri-Score est une marque déposée de Santé publique France, dont l’apposition est encadrée par un règlement d’usage et destinée aux produits préemballés. Il s’agit ici d’un repère indicatif sur une recette de cuisine, non d’un étiquetage.

IndicateurRésultatÉtat
Score unique EF (Agribalyse)0,192 mPt/kgcalculé sur 100 % de la recette
Émissions de gaz à effet de serre0,17 kg CO₂ eq par partcalculé sur 100 % de la recette
Bonus et malus du Green-Score — production, saison, origine, emballageen attente
Planet-Score — climaten attente
Planet-Score — santé environnementale (pesticides)clos sans objet — référentiel non public
Planet-Score — biodiversitéen attente
Planet-Score — bien-être animalsans objet — moins de 5 % d’ingrédients animaux, ou aucun

Green-Score calculé — 61 / 100 · couverture 100 % · hors bonus et malus

A+ABCDEF

Calcul indicatif à partir de la base AGRIBALYSE® de l’ADEME. Ce n’est pas le logo du Green-Score, et le calcul n’intègre ni les bonus de label, ni l’origine, ni l’emballage. La méthode est exposée ici.

2 lignes renseignées sur 7. Ce tableau n’est pas un affichage officiel et n’a pas vocation à en devenir un : aucun affichage environnemental alimentaire n’est officiel en France, la méthode prévue par la loi Climat et Résilience n’étant pas arrêtée pour l’alimentaire. La lettre ci-dessus est un calcul indicatif, publié avec ses hypothèses : une lettre se recopie sans elles, un tableau d’avancement, non.

Ce score ne dit pas la même chose que le Nutri-Score. Le Nutri-Score porte sur ce que la recette apporte à qui la mange ; celui-ci, sur ce qu’elle coûte à produire. Les deux divergent souvent, et c’est normal : un légume importé hors saison est bon à manger et cher à produire, un dessert au beurre l’inverse. Une recette peut donc être classée A d’un côté et E de l’autre sans qu’aucun des deux calculs soit faux.

Ce qui pèse le plus dans ce résultat : Oeuf, cru 24 %, Fromage blanc nature, 0% MG 23 %, Beurre à 82% MG, doux 14 % du score.

Qualité de la donnée : DQR 2,1 sur 5, qualité bonne — moyenne des ingrédients, pondérée par leur masse. Un DQR de 1 désigne une donnée très bien documentée, 5 une donnée très incertaine : le nombre de décimales affichées plus haut s’aligne sur cette note, il ne la dépasse jamais.

Source : ADEME et INRAE, AGRIBALYSE® v3.2 — Licence Ouverte 2.0. Données réutilisées sous Licence Ouverte 2.0. Les impacts sont ceux des ingrédients pris séparément : ni la cuisson, ni l’emballage, ni le transport jusqu’à votre cuisine n’entrent dans ce calcul.

Ce que ces chiffres autorisent à écrire

Cette recette peut être qualifiée de « source de protéines » (18,0 % de l’énergie, contre 12 % minimum requis par le règlement (CE) n° 1924/2006), de « source de fibres » (4,3 g pour 100 g, contre 3 g minimum) et de « faible teneur en sucres » (4,7 g pour 100 g, contre 5,0 g au plus autorisés) — un profil presque inversé par rapport aux crêpes protéinées du site, qui elles rataient de peu ces deux dernières mentions.

Et ce qu’ils n’autorisent pas

Le beurre, absent de la recette de crêpes, change la donne ailleurs. Il rapproche la recette du seuil « riche en protéines » sans l’atteindre (18,0 % de l’énergie, contre 20 % requis), et l’écarte nettement des mentions « faible teneur en matières grasses » (7,8 g pour 100 g, contre 3,0 g au plus) et « faible teneur en acides gras saturés » (3,5 g pour 100 g et 14,5 % de l’énergie, contre 1,5 g et 10 % au plus) — deux seuils que les crêpes, sans beurre, passaient sans difficulté. Les mentions « sans sucres », « riche en fibres » (il faudrait 6 g pour 100 g) et « faible valeur énergétique » (218 kcal pour 100 g, contre 40 kcal au plus) restent hors de portée. Le sodium dépasse lui aussi de peu le seuil des 0,12 g de sel pour 100 g (0,13 g) : la mention « faible teneur en sodium » n’est donc pas non plus utilisée.

Garnir sans annuler l’effort. Un fruit frais coupé en morceaux ou un yaourt nature gardent le profil nutritionnel de la recette ; un nappage sucré, même « natural », remet du sucre là où la recette avait justement réussi à s’en passer.

Substitutions

  • Farine complète — farine d’avoine à poids égal, pour une gaufre plus tendre et légèrement moins riche en fibres.
  • Fromage blanc — skyr nature à poids égal, encore plus riche en protéines.
  • Beurre — huile neutre à poids égal, pour une version sans lactose au beurre (le fromage blanc reste un produit laitier).
  • Ce qui ne marche pas : omettre la levure chimique — la gaufre reste plate, dense, et colle aux plaques faute d’air pour se détacher.

Conservation

La pâte ne se garde pas : la levure chimique agit dès le contact avec le liquide, mieux vaut cuire dans l’heure. Les gaufres cuites se gardent 3 jours au réfrigérateur et se congèlent 2 mois ; les repasser 2 minutes au grille-pain ou au four leur rend leur croustillant.

Le matériel

  • Un gaufrier, à empreintes classiques ou à la bruxelloise.
  • Un moulin à café ou un petit mixeur, pour moudre les graines de lin au moment de l’utiliser.
  • Une balance de cuisine — le rapport farine / lait / beurre décide de la texture et du croustillant.

Questions fréquentes

Peut-on supprimer le beurre pour alléger la recette ?
Oui, mais la gaufre sera plus moelleuse et moins dorée en surface — c’est le beurre qui fait le croustillant caractéristique de la gaufre. Sans lui, on se rapproche d’une texture de pancake cuit en gaufrier.

La pâte doit-elle être plus épaisse que pour des crêpes ?
Oui, nettement : une pâte trop liquide déborde du gaufrier à la fermeture. Elle doit napper la cuillère épaisse sans couler.

Peut-on utiliser une banane moins mûre ?
Elle sucrera moins et colorera moins la gaufre à la cuisson — pas un problème en soi, mais le résultat sera moins proche d’une gaufre classique.

Recette publiée le 15 septembre 2026.

À servir avec, ou à essayer ensuite

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Nicolas Oger

Nicolas Oger édite Xylitol-Sucre.org depuis 2010. Il n'est pas professionnel de santé : sa démarche consiste à lire les publications scientifiques et les avis des agences sanitaires (EFSA, ANSES), puis à les restituer en citant ses sources, en distinguant ce qui est établi de ce qui reste discuté. Les contenus de ce site sont informatifs et ne remplacent pas un avis médical.