Aller à la recetteLes ingrédients, puis les étapes. Ce qu’il faut savoir avant de doser est juste au-dessus de la liste.
Une marinade de porc au miel et à la moutarde se prépare à peu près partout de la même façon : de la moutarde, deux ou trois cuillerées de miel, et cinq à six cuillerées d’huile pour lier le tout. La viande cuit ensuite dans sa marinade, et le jus du plat devient la sauce. Tout ce qu’on a mis dans le bol finit donc dans l’assiette — c’est ce qui sépare une marinade d’une saumure, dont l’essentiel part à l’évier.
Cette page part de là. Puisque rien ne se jette, il n’y a rien à attendre de la cuisson : l’allègement se joue dans le bol, au moment où l’on compose la marinade, et il se pèse. Le poste le plus lourd n’est d’ailleurs pas celui qu’on surveille. Soixante grammes d’huile, ce sont 539 calories ; ramener le miel de 60 à 25 g n’en retire que 116. L’huile pèse quatre fois et demie le sucrant, et c’est elle qui part en premier.
Reste à savoir ce qui la remplace, car elle ne s’en va pas sans rien emporter. La réponse tient en deux ingrédients — la moutarde, qui fait tenir la marinade sur la viande, et le fromage blanc à 0 %, qui lui rend le corps d’une crème — et en une cuisson à couvert, qui rend sans objet le film gras dont l’huile protégeait la surface.
Plat principal · cuisine françaiseLecture 18 min
- Préparation
- 15 min
- Cuisson
- 1 h 15
- Repos
- 4 h
- Total
- 5 h 30
- Pour
- 4 portions de 179 g
- Difficulté
- facile
- Coût
- bon marché
- Saison
- Toute l’année
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Face à la marinade au miel et à la moutarde habituelle
La référence est le plat tel qu’on le fait d’ordinaire, avec les mêmes 600 g d’échine et les mêmes 200 g d’oignons : 60 g de miel (trois cuillerées à soupe), 60 g d’huile d’olive (six cuillerées), la même moutarde, le même vinaigre, et pas de fromage blanc. Ce sont les proportions courantes d’une marinade pour quatre. Les deux plats sont calculés sur les mêmes données de composition et la même perte à la cuisson ; comme ils ne pèsent pas tout à fait pareil une fois cuits, la comparaison se fait à masse égale, sur 179 g, qui est la portion de cette recette.
| Pour 179 g servis | Cette recette | Marinade habituelle | Écart |
|---|---|---|---|
| Sucres | 8,2 g | 14,3 g | − 43 % |
| Énergie | 422 kcal | 559 kcal | − 24 % |
| Acides gras saturés | 8,3 g | 10,2 g | − 18 % |
| Sel | 0,96 g | 0,92 g | + 4 % |
| Nutri-Score | C, 3 points | D, 12 points |
Les quatre cinquièmes de l’écart d’énergie viennent de l’huile, pas du sucrant. Sur l’ensemble du plat, la version ci-dessus apporte 626 calories de moins : 539 tiennent aux 60 g d’huile retirés, 116 aux 35 g de miel en moins, et le fromage blanc en rend 29 au passage. Le rapport s’inverse sur la ligne des sucres, où le miel fait la totalité de l’écart. Une marinade s’allège donc par son corps gras, et ses sucres se règlent séparément : deux réglages, deux ingrédients, et il vaut mieux ne pas les confondre. Le sel, lui, est le seul poste qui monte légèrement, la moutarde restant la même dans un plat un peu moins lourd.
Ingrédients
Pour 4 portions de 179 g.
- 600 g d’échine de porc désossée, en 4 tranches de 150 g
- 40 g de moutarde de Dijon (2 cuillerées à soupe)
- 25 g de miel (1 cuillerée à soupe bombée)
- 60 g de fromage blanc à 0 % de matière grasse
- 20 g de vinaigre de cidre (2 cuillerées à café)
- 8 g d’ail (2 gousses), écrasé
- 200 g d’oignons (2 oignons moyens), émincés
- 2 branches de thym effeuillées, du poivre du moulin
- Pas de sel ajouté — la moutarde en apporte 2,5 g à elle seule
Allergènes présents : Moutarde (moutarde) · Lait (fromage blanc, nature, 0% mg)
Peut contenir, selon les marques : Anhydride sulfureux et sulfites (moutarde, vinaigre de cidre)
Ces mentions sont déduites de la liste d’ingrédients de cette recette, non d’une analyse. Elles disent ce que la recette apporte, pas ce que votre plat contiendra : en cuisine domestique, la contamination croisée ne peut pas être exclue, et la mention réglementée « sans gluten » suppose une teneur contrôlée inférieure à 20 mg/kg sur le produit fini. Vérifiez toujours les étiquettes de vos produits.
Ce que l’huile fait dans une marinade, et où elle le fait. On lui prête volontiers le rôle de véhicule : elle emporterait les arômes à l’intérieur de la viande. Les mesures de diffusion disent autre chose. Une marinade n’imprègne qu’une couche de quelques millimètres, et seul ce qui est soluble dans l’eau y circule vraiment — le sel, un peu d’acide. Les molécules odorantes liposolubles, elles, restent où l’huile reste : à la surface. Une marinade huileuse n’est donc pas un bain qui pénètre, c’est un enrobage.
Ce que l’enrobage apporte est réel, et il faut le dire : un film gras freine le dessèchement de la surface exposée à la chaleur sèche, et il répartit la chaleur du four. C’est exactement ce dont un plat couvert n’a pas besoin. En cuisant à 160 °C sous un couvercle, la vapeur rendue par les oignons et par la viande tient ce rôle pendant une heure ; les quinze dernières minutes à découvert ne laissent pas le temps à la surface de sécher, et c’est alors le miel qui colore.
La moutarde est ce qui fait tenir la marinade sur la viande. Les téguments de la graine de moutarde sont riches en mucilages, des polysaccharides qui gonflent dans l’eau et épaississent la préparation ; la moutarde de table est en outre une émulsion déjà stabilisée. Mélangée au fromage blanc, elle donne une crème qui adhère à la tranche au lieu de couler au fond du plat — ce que l’huile faisait par sa seule viscosité.
Elle apporte en revanche 6,3 g de sel pour 100 g : les 40 g de la recette en déposent 2,5 g dans le plat, soit près des deux tiers du sel total, et davantage que ce qu’on ajouterait à la main. C’est la raison pour laquelle la liste d’ingrédients ne porte pas de sel. Une moutarde forte ou une moutarde à l’ancienne se valent ici ; un condiment sucré du commerce, lui, apporterait des sucres que le calcul de cette page ne compte pas.
Préparation
- Mélanger au fouet la moutarde, le miel, le fromage blanc, le vinaigre de cidre, l’ail écrasé, les feuilles de thym et le poivre, jusqu’à obtenir une crème lisse. Elle doit napper le dos d’une cuillère.
- Enrober les tranches d’échine sur les deux faces, couvrir, et laisser quatre heures au réfrigérateur — ou la veille pour le lendemain, ce qui ne change rien au résultat mais libère la journée.
- Émincer les oignons et les étaler dans un plat allant au four, sans matière grasse : ils rendront assez d’eau pour ne pas attacher.
- Poser les tranches sur les oignons, puis racler le bol à la maryse : toute la marinade va dans le plat, c’est elle qui fera la sauce.
- Couvrir le plat — couvercle ou feuille d’aluminium bien serrée — et enfourner une heure à 160 °C.
- Découvrir, monter à 200 °C et laisser quinze minutes, en arrosant une fois à mi-parcours avec le jus du plat. C’est là que la surface prend sa couleur.
- Servir les tranches avec les oignons et tout le jus de cuisson, sans le dégraisser ni le passer : il fait partie des chiffres de cette page.
Le petit plus
Le geste qui décide, c’est le coup de maryse de l’étape 4. Une marinade crémeuse laisse dans le bol de quoi enrober une cinquième tranche — assez pour que la sauce soit courte et que le plat n’ait plus grand-chose à napper. Racler jusqu’à ce que le bol soit propre n’est pas de l’économie : c’est ce qui rend les chiffres du tableau exacts, puisqu’ils supposent que la totalité de la marinade a été servie.
L’erreur la plus fréquente est de monter le four trop tôt. Le miel commence à brunir bien avant que l’échine soit cuite ; enfourné d’emblée à 200 °C, il noircit en surface pendant que le centre de la tranche est encore ferme. L’heure à couvert à 160 °C sert précisément à séparer les deux temps — la cuisson d’abord, la couleur ensuite. Le même raisonnement, poussé plus loin, gouverne les travers de porc laqués, où le sirop ne se pose qu’à la toute fin.
Et un mot sur le repos. Sorti du four, le plat gagne à attendre dix minutes à couvert : les tranches se détendent et reprennent une partie du jus qu’elles ont rendu. C’est aussi le temps qu’il faut aux oignons pour finir de s’imprégner de la sauce.
Ce que valent vraiment les chiffres
Calculé ingrédient par ingrédient à partir des données de composition des aliments de l’ANSES, pour quatre portions, avec une perte à la cuisson de 25 % — le plat cuisant à couvert, l’eau qui part est celle des quinze dernières minutes.
Déclaration nutritionnelle
| Pour 100 g | Par part (179 g) | Total pour 4 parts | |
|---|---|---|---|
| Énergie | 236 kcal | 422 kcal | 1 687 kcal |
| Matières grasses | 17 g | 30 g | 119 g |
| dont acides gras saturés | 4,7 g | 8,3 g | 33 g |
| Glucides | 5,5 g | 9,9 g | 40 g |
| dont sucres | 4,6 g | 8,2 g | 33 g |
| dont polyols | 0,0 g | 0,0 g | 0,0 g |
| Fibres alimentaires | 0,6 g | 1,1 g | 4,3 g |
| Protéines | 16 g | 28 g | 113 g |
| Sel | 0,54 g | 0,96 g | 3,86 g |
Si vous changez le nombre de parts ci-dessus, seule la dernière colonne bouge — et c’est normal : doubler la recette double le gâteau, pas la part. Les deux premières colonnes décrivent le gâteau lui-même, elles ne dépendent pas du nombre de convives.
Valeurs calculées à partir des ingrédients, pour 4 parts : 953 g de préparation crue, 238 g d’eau évaporée à la cuisson, soit 715 g dans le plat. La cuisson n’enlève que de l’eau : les nutriments, eux, sont tous là. Ces valeurs ne remplacent pas une analyse en laboratoire et varient selon les marques employées.
Source des compositions : Table de composition nutritionnelle Ciqual 2025, ANSES, version 2025-11-03, sous Licence Ouverte / Open Licence (Etalab).
Nutri-Score calculé
Le détail du calcul. Points négatifs : énergie 2, sucres 1, acides gras saturés 4, sel 2 — soit 9. Points positifs : protéines 6, fibres 0, fruits et légumes 0 (21 % de la recette) — soit 6. Score : 3, ce qui donne un C.
Calcul effectué par nos soins selon l’algorithme révisé de 2023, à partir des valeurs du tableau ci-dessus. Ce n’est pas le logo officiel — le Nutri-Score est une marque déposée de Santé publique France, dont l’apposition est encadrée par un règlement d’usage et destinée aux produits préemballés. Il s’agit ici d’un repère indicatif sur une recette de cuisine, non d’un étiquetage.
| Indicateur | Résultat | État |
|---|---|---|
| Score unique EF (Agribalyse) | 0,55 mPt/kg | calculé sur 100 % de la recette |
| Émissions de gaz à effet de serre | 1,1 kg CO₂ eq par part | calculé sur 100 % de la recette |
| Bonus et malus du Green-Score — production, saison, origine, emballage | — | en attente |
| Planet-Score — climat | — | en attente |
| Planet-Score — santé environnementale (pesticides) | — | clos sans objet — référentiel non public |
| Planet-Score — biodiversité | — | en attente |
| Planet-Score — bien-être animal | — | sans objet — moins de 5 % d’ingrédients animaux, ou aucun |
Green-Score calculé — 32 / 100 · couverture 100 % · hors bonus et malus
Calcul indicatif à partir de la base AGRIBALYSE® de l’ADEME. Ce n’est pas le logo du Green-Score, et le calcul n’intègre ni les bonus de label, ni l’origine, ni l’emballage. La méthode est exposée ici.
2 lignes renseignées sur 7. Ce tableau n’est pas un affichage officiel et n’a pas vocation à en devenir un : aucun affichage environnemental alimentaire n’est officiel en France, la méthode prévue par la loi Climat et Résilience n’étant pas arrêtée pour l’alimentaire. La lettre ci-dessus est un calcul indicatif, publié avec ses hypothèses : une lettre se recopie sans elles, un tableau d’avancement, non.
Ce score ne dit pas la même chose que le Nutri-Score. Le Nutri-Score porte sur ce que la recette apporte à qui la mange ; celui-ci, sur ce qu’elle coûte à produire. Les deux divergent souvent, et c’est normal : un légume importé hors saison est bon à manger et cher à produire, un dessert au beurre l’inverse. Une recette peut donc être classée A d’un côté et E de l’autre sans qu’aucun des deux calculs soit faux.
Ce qui pèse le plus dans ce résultat : Porc, échine, crue 93 % du score.
Qualité de la donnée : DQR 2,6 sur 5, qualité moyenne — moyenne des ingrédients, pondérée par leur masse. Un DQR de 1 désigne une donnée très bien documentée, 5 une donnée très incertaine : le nombre de décimales affichées plus haut s’aligne sur cette note, il ne la dépasse jamais.
Source : ADEME et INRAE, AGRIBALYSE® v3.2 — Licence Ouverte 2.0. Données réutilisées sous Licence Ouverte 2.0. Les impacts sont ceux des ingrédients pris séparément : ni la cuisson, ni l’emballage, ni le transport jusqu’à votre cuisine n’entrent dans ce calcul.
La même recette sucrée au sucre blanc
Le tableau du haut comparait ce plat à la marinade qu’on fait d’habitude. Celui-ci ne change qu’une chose : le produit sucrant, à goût sucré égal. Le miel sucre un peu plus fort que le sucre à poids égal, et il contient environ 17 % d’eau ; 25 g de miel se remplacent donc par une vingtaine de grammes de sucre.
| Version | Sucres /100 g | Énergie /100 g | Nutri-Score |
|---|---|---|---|
| La recette ci-dessus (25 g de miel) | 4,58 g | 236 kcal | C |
| 20 g de sucre blanc (goût sucré égal) | 4,55 g | 237 kcal | C |
| 25 g de sucre blanc (poids égal) | 5,23 g | 238 kcal | C |
À goût sucré égal, les deux lignes sont indiscernables : trois centièmes de gramme de sucres pour 100 g, une calorie. Les deux propriétés du miel se compensent presque exactement — il sucre plus fort, ce qui permet d’en mettre moins, mais il est moins concentré en sucres que le sucre, qui n’est que cela. Ce que le miel apporte ici n’est donc pas un allègement : c’est un goût, et une surface qui colore à basse température. Le miel est un sucre, et la ligne « sucres » du tableau le compte comme tel.
Le Nutri-Score est un C, à 3 points. Du côté défavorable : 2 points pour l’énergie (981 kJ pour 100 g), 1 pour les sucres (4,58 g, le premier palier étant à 3,4 g), 4 pour les acides gras saturés (4,66 g) et 2 pour le sel (0,54 g), soit 9. Du côté favorable, les protéines en retirent 6 (15,7 g pour 100 g) ; les fibres et la part de légumes n’en rapportent aucun. La lettre tient donc au morceau de viande, dont le gras pèse presque la moitié des points négatifs — et non au miel, qui n’en coûte qu’un seul.
C’est aussi ce qui explique l’écart avec la marinade habituelle. Ses 60 g d’huile lui font atteindre 12 points défavorables, et au-delà de 11 points les protéines cessent d’être comptées : le plat perd d’un coup les 6 points qu’elles rapportaient ici. Une lettre de différence pour six cuillerées d’huile, c’est le seuil qui la produit, plus que les calories elles-mêmes.
Pour gagner une lettre de Nutri-Score. Deux leviers y suffisent, et ils ont été recalculés en entier, points favorables compris.
Le moins coûteux : ramener le miel de 25 à 14 g. Les sucres tombent à 3,37 g pour 100 g, juste sous le premier palier de 3,4 g ; le plat perd son point de sucres, passe à 2 points et devient B. La bascule est exactement à 14 g : à 15 g, la lettre reste C. Ce que cela coûte est une couleur plus pâle à la sortie du four et une sauce moins ronde — le miel est ici ce qui adoucit l’acidité du vinaigre et la force de la moutarde.
L’autre : porter les oignons de 200 à 505 g. Ils représentent alors 40,1 % de la masse crue et font gagner le point de fruits et légumes, qui se déclenche au-delà de 40 % ; la dilution fait en outre tomber les acides gras saturés à 3,60 g pour 100 g, soit un point de moins. Les protéines, diluées elles aussi, en perdent un : le solde est de 2 points, et la lettre est B. À 500 g, il manque un dixième de point de pourcentage et la lettre reste C. Ce levier coûte davantage au plat : un demi-kilo d’oignons pour quatre, ce n’est plus la même assiette.
Et un levier qui n’en est pas un : la cuisson. Le même plat, laissé réduire plus longtemps à découvert jusqu’à 35 % de perte, concentre toutes ses valeurs pour 100 g — 272 kcal, 5,38 g d’acides gras saturés, 0,62 g de sel —, atteint les 12 points défavorables qui annulent les protéines, et passe en D sans qu’un gramme ait changé. Ce n’est pas la recette qui décide alors de la lettre, c’est le temps passé sans couvercle.
Les mentions que ces chiffres autorisent
- Riche en protéines — elles doivent fournir au moins 20 % de l’énergie ; elles en fournissent 26,7 %.
- Faible teneur en sucres — il faut rester sous 5 g pour 100 g, le plat est à 4,6 g.
- « Réduit en sucres » : recevable face à la marinade habituelle, à condition de nommer cette référence — 4,58 g contre 7,98 g pour 100 g, soit 43 % de moins, quand le règlement (CE) n° 1924/2006 demande 30 %. Refusée face à la même recette au sucre blanc, où l’écart est nul.
- « Réduit en matières grasses » : recevable face à la marinade habituelle, et de justesse — 16,6 g contre 24,1 g pour 100 g, soit 31 % de moins pour un seuil à 30 %. La condition est la même : la référence doit être nommée.
- « Valeur énergétique réduite » : refusée, y compris face à la marinade habituelle. L’écart est de 24 %, et le seuil de 30 % : retirer l’huile n’y suffit pas, parce que l’essentiel de l’énergie du plat est dans la viande.
- « Faible teneur en acides gras saturés » : refusée — 4,7 g pour 100 g quand le seuil est à 1,5 g, et 17,8 % de l’énergie pour un seuil à 10 %.
- « Pauvre en sel » : refusée — 0,54 g pour 100 g, soit 0,96 g par portion, quand le seuil est à 0,12 g. C’est le prix de la moutarde, et il faut le savoir.
- « Sans sucres ajoutés » : refusée. Le miel est employé ici pour ses propriétés édulcorantes.
Variantes
- La version aux oignons — un demi-kilo d’oignons au lieu de 200 g, émincés épais : ils confisent sous le couvercle et font presque une compotée. C’est le levier de Nutri-Score décrit plus haut, et le plat y gagne une sauce plus abondante.
- Avec des pommes — deux pommes à chair ferme, en quartiers, posées sur les oignons à mi-cuisson. Elles apportent leurs propres sucres, que le calcul de cette page ne compte pas ; la moutarde et le vinaigre les tiennent du côté salé.
- Moutarde à l’ancienne — la marinade est moins lisse et les graines entières restent visibles à la surface. Leur teneur en sel varie d’une marque à l’autre : c’est la seule ligne du tableau qui peut bouger sensiblement.
- Sans miel du tout — la marinade tient très bien, et les sucres tombent à 1,8 g pour 100 g. Ce qu’on perd est la couleur des quinze dernières minutes : la surface reste claire, puisque plus rien n’y brunit.
- À la cocotte, sur le feu — même marinade, cuisson à couvert et à feu doux quarante minutes, puis à découvert dix minutes. Surveillez le fond : sans le four, la sauce réduit plus vite d’un côté que de l’autre.
Substitutions
- Le miel — 25 g de sirop d’érable, même poids, pour une surface un peu moins foncée ; ou 20 g de sucre de fleur de coco dissous d’avance dans le vinaigre tiède, faute de quoi il reste en grains dans la crème de moutarde.
- Le fromage blanc — un yaourt nature brassé, même poids, ou du skyr pour une marinade plus épaisse. Dans les trois cas, c’est la matière sèche du laitage qui donne le corps ; un lait fermenté à boire, trop fluide, coulerait au fond du plat.
- Le vinaigre de cidre — jus de citron, vinaigre de vin blanc ou vinaigre de xérès, 20 g. L’acidité a ici un rôle de goût, et non de conservation.
- L’échine — toute pièce de porc qui supporte le braisé convient, la palette comme la rouelle. Un filet mignon, plus maigre, cuit beaucoup plus vite : trente minutes à couvert suffisent. Nous ne chiffrons pas cette version, les données de composition employées ici ne portant pas ce morceau.
- Ce qui ne marche pas : les polyols et les édulcorants intenses. Le xylitol et l’érythritol ne brunissent pas — ils fondent puis se décomposent sans colorer —, et la stévia n’apporte aucune masse à faire réagir. La marinade tiendrait, le goût sucré serait là, mais la réaction de brunissement des quinze dernières minutes n’aurait pas lieu. Pour colorer une surface au four, il faut un vrai sucre.
Conservation, avance et congélation
Trois jours au réfrigérateur, dans une boîte fermée, viande et sauce ensemble : c’est de la viande cuite, et ni le miel ni le vinaigre ne la conservent — il faudrait des concentrations sans rapport avec celles d’une marinade pour qu’ils jouent ce rôle. Réchauffée à couvert et à four doux, elle se tient mieux que réchauffée à la poêle, qui la dessèche.
En avance : c’est la partie qui se prend le mieux d’avance de tout ce site. La marinade se mélange la veille, la viande peut y passer la nuit, et le plat entier se monte le matin pour n’être enfourné qu’à l’heure dite. Au-delà de vingt-quatre heures en revanche, l’acidité du vinaigre commence à raffermir la surface des tranches.
Congélation : le plat cuit se congèle correctement avec sa sauce, un mois, en portions. Ce qui se congèle le mieux, c’est la viande crue déjà enrobée de sa marinade, en sachet plat : elle marine en décongelant au réfrigérateur, et il n’y a plus qu’à la verser dans le plat. Ne recongelez pas une échine qui aurait déjà été surgelée.
Le matériel
- Une balance — elle sert ici pour le miel et pour la moutarde, les deux ingrédients dont une cuillerée « à soupe » pèse entre 15 et 30 g selon la façon dont on la remplit. Toute la démonstration de cette page tient à des écarts de dix grammes.
- Une maryse — pour vider le bol, ce qui est une étape à part entière et non du rangement.
- Un plat à couvercle, ou une feuille d’aluminium bien serrée sur les bords. Un couvercle mal fermé laisse partir la vapeur, la sauce réduit trop tôt et le plat sèche.
- Un thermomètre à sonde — l’échine est cuite à cœur vers 70 à 75 °C. C’est le seul moyen de ne pas prolonger « par sécurité » une cuisson qui est déjà finie.
Questions fréquentes
Faut-il jeter la marinade avant d’enfourner ?
Non, et c’est tout le propos de cette recette : elle est faite pour être cuite avec la viande et servie avec elle. La règle d’hygiène qui impose de jeter une marinade vise celles qu’on voudrait réutiliser crues, en sauce d’accompagnement, après qu’elles ont touché de la viande crue. Ici, la marinade passe une heure et quart au four : elle est cuite comme le reste du plat.
Quatre heures de marinade, est-ce vraiment utile ?
Pour le goût de surface et pour la tenue de l’enrobage, oui. Pour l’intérieur de la tranche, beaucoup moins : au-delà de quelques millimètres, seule la fraction soluble dans l’eau progresse, et lentement. Une heure donne déjà l’essentiel ; la nuit ne gâte rien mais n’ajoute pas grand-chose.
Puis-je remplacer le miel par du xylitol ?
Dans la marinade, oui — il sucre à poids égal et se dissout très bien dans le fromage blanc. Mais la surface restera claire : aucun polyol ne brunit à la chaleur. Vous obtiendrez un plat correct et un peu moins sucré, sans la couleur des quinze dernières minutes. Le même constat vaut pour le saumon laqué, où la question se pose exactement dans les mêmes termes.
Ma sauce est trop liquide.
Les oignons ont rendu plus d’eau que prévu, ce qui dépend beaucoup de leur fraîcheur. Retirez les tranches, remettez le plat cinq minutes à 200 °C, et la sauce réduira. Elle épaissira aussi en refroidissant un peu, les mucilages de la moutarde reprenant du corps.
Pourquoi n’y a-t-il pas de sel dans la liste ?
Parce que la moutarde en apporte 2,5 g à elle seule, soit près des deux tiers du sel du plat fini, et qu’une portion en contient déjà 0,96 g — environ 16 % de la référence journalière de 6 g. Goûtez la sauce avant de saler : la plupart du temps, il n’y a rien à ajouter.
Valeurs calculées à partir des données de composition des aliments de l’ANSES, et non mesurées en laboratoire. La perte à la cuisson est estimée à 25 %, le plat cuisant à couvert et son jus étant servi avec la viande ; une réduction plus poussée concentre toutes les valeurs pour 100 g, comme le montre l’encadré sur le Nutri-Score. Le thym et le poivre ne sont pas comptés, leurs quantités étant négligeables. L’échine est comptée crue, couverture de gras comprise : un morceau paré serait sensiblement moins gras, et nous ne chiffrons pas cette version faute de valeur publiée pour un morceau paré. Le vinaigre de cidre est compté sur sa ligne générique.
Vous l’avez faite ? Dites-nous surtout ce que vous avez obtenu des quinze dernières minutes — c’est le moment le plus variable de la recette, et celui qui dépend le plus du four.
À servir avec, ou à essayer ensuite
- Rôti de porc au miel et à la moutardele miel ne pénètre pas dans la viande, et c’est ce qui permet d’en mettre trois fois moins
- Pain d’épices au miel et à la compote de pommesle fructose fait le moelleux, sans un gramme de beurre
- Carottes râpées à l’orange et au mielun mètre carré à napper, et c’est la râpe qui en décide
Choisies parmi les recettes au même sucrant.